Droit de famille

Définition et enjeux

Frédéric Portalis,  Discours, rapports et travaux inédits sur le Code civil (1844)

“ La faveur du mariage, le maintien des bonnes mœurs, l'intérêt de la société, veulent que les enfants naturels ne soient pas traités à l'égal des enfants légitimes. Il est d'ailleurs contre l'ordre des choses, que le droit de succéder, qui est considéré, par toutes les nations policées, non comme un droit de cité, mais comme un droit de famille, puisse compéter à des êtres qui sont sans doute membres de la cité, mais que la loi, qui établit les mariages, ne peut reconnaître comme membres d'aucune famille. ”
Source : Gallica

Louis Josserand,  Cours de droit civil positif français… (1938)

“ La thèse du Code civil peut se défendre en législation, du moins sous le régime d'une famille fortement organisée; on comprend que, dans une unité sociale ainsi constituée, aucune décision de quelque importance ne puisse être prise, soit par la femme, soit par les enfants mineurs, que du consentement du père de famille.
Mais la famille moderne tend à la décentration; les liens qui unissent ses membres sont devenus, en fait et même en droit, moins étroits; le mariage n'est plus absolu dans sa durée, depuis qu'il peut être dissous du vivant des époux, par le divorce
”
Source : Gallica

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