Résumé

Portrait de Louis de Bonald Louis de Bonald Essai analytique sur les lois naturelles de l'ordre social… (1847)

Le monde politique est constitué comme le monde physique.
Les corps politiques ont, comme les corps célestes, leur mouvement propre et leur mouvement général, leurs mouvements apparents et leurs mouvements réels; et tandis que la politique, dans sa rotation de quelques heures, croit entraîner autour d'elle la religion, la religion, ce soleil du monde moral, immobile au centre du système, l'éclairé de sa lumière, l'enchaîne et la retient dans l'immense orbite de son année éternelle.
Source : Gallica

Portrait de Louis de Bonald Louis de Bonald Essai analytique sur les lois naturelles de l'ordre social… (1847)

Au moment que les époux se jurent une éternelle fidélité, que la religion consacre leurs serments, que des familles attendries y applaudissent, une loi fatale verse en secret son poison dans la coupe de l'union, et cache l'aspic sous les fleurs. Elle fait retentir aux oreilles des époux les mots de séparation et de divorce, et laisse dans le cœur, comme un trait mortel, le doute de sa propre constance, et la possibilité d'un essai plus heureux.
Source : Gallica

Portrait de Louis de Bonald Louis de Bonald Essai analytique sur les lois naturelles de l'ordre social… (1847)

Que les institutions ne manquent pas aux hommes, et les hommes ne manqueront pas aux institutions; tout ce qui était bon, raisonnable, généreux, avait jeté en France de trop profondes racines. Mais la France aime dans son gouvernement la grandeur et la force : le despotisme de Bonaparte, qui n'a pu la subjuguer qu'en accablant le monde, l'avait étonnée de ses mesures gigantesques, de ses prodigieux succès, et elle est restée muette de surprise et presque d'admiration devant l'insensé qui avait reculé les bornes de l'oppression et atteint le sublime de la tyrannie !
Source : Gallica

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