Résumé

Jean Pierre Ducros Prééminence de la loi religieuse sur la loi civile… (1824)

Tout homme reçoit une éducation bonne ou mauvaise ; la religion qu'il a sucée avec le lait lui paraît toujours la plus naturelle et la plus raisonnable de toutes ; les mœurs de sa patrie, les plus sages et les meilleures : de là une innombrable quantité de religions soi-disant naturelles ; et s'il y en a une qui soit plus naturelle que les autres, pourquoi Socrate, Platon, Epicure, Zénon et Cicéron ne l'ont-ils pas aussi bien connue que vous? Convenez de bonne foi que votre religion naturelle enseignée par la raison laissée à elle-même n'a jamais existé ni pu exister dans aucun lieu du monde.
Source : Gallica

Jean Pierre Ducros Prééminence de la loi religieuse sur la loi civile… (1824)

Le CONTRAT DU MARIAGE est un serment; or le serment ne se fit jamais qu'au nom de la Divinité qui en est la seule sanction. Les époux ne peuvent donc être unis au nom de la loi civile. Les obligations qui, dans l'ordre moral, naissent de ce contrat, ne peuvent être remplies que par un acte de notre volonté : or Dieu seul peut, en l'éclairant, diriger la volonté de l'homme, sur laquelle la loi humaine ne peut avoir aucun empire.
Source : Gallica

Jean Pierre Ducros Prééminence de la loi religieuse sur la loi civile… (1824)

Chose remarquable, l'état de la société politique a constamment suivi ces deux idées ; en d'autres termes, l'état de la société et le sacrifice ont toujours été en harmonie avec l'idée qu'on a eue de l'Etre suprême. Le but de la religion n'est pas seulement de lier le ciel à la terre et l'homme à la divinité, ni de s'occuper uniquement de leurs rapports ; elle doit aussi lier les hommes entr'eux , elle doit découvrir et enseigner la source et la fin de leurs devoirs mutuels , elle doit également tracer la route qu'ils doivent tenir.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature