Joseph de Bernardi

Résumé

Joseph de Bernardi Nouvelle théorie des lois civiles… (1801)

J'avois déjà tenté, dans mon Institution au Droit Français, de développer la théorie du droit civil ; mais la nature de l'ouvrage m'obligeant de m'attacher davantage à la pratique, ne me permit pas alors de m'étendre sur la première, autant qu'il eût été nécessaire.
Quand le gouvernement manifeste
un désir si bien prononcé de réparer l'édifice social, en relevant celui de la législation, ébranlé et presque détruit par le choc si long et si pénible des passions déchaînées, le devoir des bons citoyens est de l'aider, autant qu'il est en eux, à accomplir un dessein aussi noble et aussi utile.
Source : Gallica

Joseph de Bernardi Nouvelle théorie des lois civiles… (1801)

Plus de gens sont aujourd'hui en état d'apprécier la justesse de leur assertion.
L'amour incorruptible pour la vérité, dont je fais profession, m'oblige de dire aussi que jusqu'à l'introduction de la procédure secrette sous François I.er, les lois en France avoient les plus grands égards pour la liberté des citoyens ; et malgré l'injustice et la sévérité outrées que cette funeste innovation introduisit dans le cours de l'instruction, l'esprit primitif de la législation française sembloit se faire remarquer encore dans la manière dont on s'assuroit des accusés.
Source : Gallica

Joseph de Bernardi Nouvelle théorie des lois civiles… (1801)

L'égoïsme le plus méprisable prend la place de cet amour ardent pour le bonheur de son pays et de ses semblables. Non-seulement on ne fait plus rien pour contribuer à leur prospérité ; mais on est prêt à les sacrifier s'il le faut, à l'intérêt personnel.
Les récompenses, ni les peines de la morale, ne sont plus d'aucune valeur; elles deviennent même un objet d'indifférence, pour ne pas dire de mépris.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature