Résumé

Auguste Valette De la durée persistante de l'ensemble du droit civil français pendant et depuis la révolution de 1789… (1872)

Le mariage, resté d'ailleurs complètement sécularisé, est soumis à des règles qui présentent une analogie frappante avec celles du droit ancien. La puissance paternelle est beaucoup moins affaiblie qu'on ne le croit communément, surtout si nous nous reportons aux usages des pays de coutume. La puissance maritale est maintenue à peu près sur le même pied. A certains égards, on peut dire qu'elle est augmentée plutôt que diminuée : ainsi, les femmes mariées sous le régime dotal, ont aujourd'hui sur leurs biens paraphernaux moins de pouvoir qu'elles n'en avaient dans les pays de droit écrit (1) .
Source : Gallica

Auguste Valette De la durée persistante de l'ensemble du droit civil français pendant et depuis la révolution de 1789… (1872)

Mais,
nous le répétons, l'ancien droit civil dans son ensemble, et même dans le plus grand nombre de ses parties, a montré une vitalité énergique. C'est comme un arbre puissant, auquel la cognée a retranché quelques branches, et qui n'en demeure pas moins enraciné dans le sol.
La persistance des traditions anciennes, quant à cette partie de notre législation, est clairement indiquée par M. Portalis dans son discours préliminaire sur le projet de code civil, discours où l'on trouve tant de hautes vues philosophiques et d'observations judicieuses.
Source : Gallica

Auguste Valette De la durée persistante de l'ensemble du droit civil français pendant et depuis la révolution de 1789… (1872)

Il est vrai que le rapporteur Jacqueminot, en cela imitant son prédécesseur Cambacérès, débute par quelques déclamations contre la législation ancienne : « la « philosophie, » dit-il, « avait jugé nos anciennes lois, « la liberté les avait condamnées ; » puis il parle du besoin d'en faire « une entière refonte » (1) . Mais tout cela est, comme chez Cambacérès, une sorte de langage convenu, auquel le public était très-habitué, et qui ne tirait pas en conséquence. Un peu plus loin Jacqueminot lui-même répudie les exagérations malheureuses de quelques lois civiles de la Révolution.
Source : Gallica

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