Auguste Valette, De la durée persistante de l'ensemble du droit civil français pendant et depuis la révolution de 1789… (1872)
“ Le mariage, resté d'ailleurs complètement sécularisé, est soumis à des règles qui présentent une analogie frappante avec celles du droit ancien. La puissance paternelle est beaucoup moins affaiblie qu'on ne le croit communément, surtout si nous nous reportons aux usages des pays de coutume. La puissance maritale est maintenue à peu près sur le même pied. A certains égards, on peut dire qu'elle est augmentée plutôt que diminuée : ainsi, les femmes mariées sous le régime dotal, ont aujourd'hui sur leurs biens paraphernaux moins de pouvoir qu'elles n'en avaient dans les pays de droit écrit (1) . ”
