Résumé

Ch. de Saint-Chereau Essai sur l'organisation de la famille et de la propriété sous la République démocratique… (1849)

La communauté a élevé la femme en la faisant participer aux épargnés du mariage et en lui imposant le devoir d'y contribuer; c'est un élément de moralisation, d'égalité; de démocratie. Le régime dotal, au contraire, condamne les biens à l'immobilité et les époux à l'inaction, il tue le crédit, et ne convient, par cela même, qu'aux personnes opulentes. C'est une des ces institutions qui bat exagéré le principe de conservation des biens dans les familles, et auxquelles l'aristocratie se rattache comme à une dernière planche de salut.
Source : Gallica

Ch. de Saint-Chereau Essai sur l'organisation de la famille et de la propriété sous la République démocratique… (1849)

Jusqu'ici toutes les théories successorales ont été en quelque sorte organisées en haine de l'État; il semble que ce soit un malheur qu'une personne décède sans héritiers. Nous aimerions au contraire à voir le cercle des successions en déshérence agrandi devenir une branche importante du revenu public. Nul n'aurait le droit de s'en plaindre, ni le mourant dont on respecterait la liberté de disposer; ni ses parents, puisqu'ils n'étaient pas placés assez haut dans son affection pour qu'il se soit donné la peine de faire un testament en leur faveur.
Source : Gallica

Ch. de Saint-Chereau Essai sur l'organisation de la famille et de la propriété sous la République démocratique… (1849)

En opposant une digue salutaire à l'entraînement de nos passions, en sanctifiant l'amour par le devoir, n'est-elle pas pour la femme la base de l'égalité? N'est-elle pas pour l'éducation des enfants une garantie certaine dé moralité? N'est-elle pas enfin pour l'humanité une nécessité matérielle et morale? Si la famille était détruite, où donc l'homme irait-il puiser ces nobles sentiments, ces affections pures et saintes qui font l'élément de son bonheur?
Source : Gallica

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