Résumé

Georges Prier Les enfants naturels devant la loi française (1871)

Nous avons vu le législateur dominé par la pensée de conserver au mariage les privilèges auxquels il a droit, honorer la parenté légitime et placer dans une condition bien inférieure celle qui n'est le résultat que d'une union formée en dehors des règles de la loi. C'est ainsi qu'à l'enfant naturel il refuse le titre d'héritier et refuse de continuer dans sa personne celle du défunt, ne lui accordant lorsqu'il se trouve en concours avec des parents légitimes que des droits le plus souvent fort minimes dans sa succession.
Source : Gallica

Georges Prier Les enfants naturels devant la loi française (1871)

Mais n'y a-t-il donc au point de vue de la preuve, aucune différence entre la reconnaissance et la possession d'état? Oui, il y a une différence et si l'on réfléchit on verra que cette différence est toute en faveur de la dernière. De quelques précautions que la loi l'ait entourée, la reconnaissance n'est après tout qu'un écrit, un acte instantané qui peut être le résultat d'un entraînement ou de circonstances particulières et momentanées.
Il n'en est pas de même de la possession d'état ; c'est une série
d'aveux, renouvelée chaque jour publiquement en présence de la famille et de la société
Source : Gallica

Georges Prier Les enfants naturels devant la loi française (1871)

Voilà, dis-je, l'opinion généralement suivie en Doctrine et en Jurisprudence ; soit, mais il me semblera toujours difficile d'admettre que telle personne qui est incapable de s'obliger, de se lier par un engagement, soit parfaitement capable pour un acte aussi sérieux, aussi grave que la reconnaissance d'un enfant naturel. Il est vrai que l'on pourra voir dans les précautions prises par la loi, une garantie contre les surprises et les violences, mais alors il faudrait donc aller jusqu'à dire qu'un incapable est assimilé au capable quand il contracte dans la forme authentique?
Source : Gallica

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