La puissance paternelle désigne l'autorité exclusive du père sur sa famille et ses enfants, concept historique inspiré du pater familias du droit romain. Anciennement codifiée dans les codes civils, cette institution a été progressivement remise en question, notamment par le mouvement féministe des années 1970, conduisant à son abolition au profit d'une autorité parentale partagée.
Des auteurs comme Paul Delepierre ou Antoine-Toussaint Desquiron de Saint-Agnan ont analysé ses effets sur l'éducation des enfants ou sa légitimité morale, tandis que le Code civil français et québécois ont adopté des cadres juridiques plus égalitaires, inscrivant les époux dans une co-direction de la famille. Cette évolution reflète une transformation des rapports de pouvoir au sein des structures familiales.