Edmond Dufour d'Astafort

Élements biographiques

Edmond Dufour d'Astafort,  De la puissance paternelle en droit romain… (1868)

“ Son amour pour ses enfants, tendre, délicat, sensible, aussi profond, peut-être plus, s'il est possible, que celui du père, a je ne sais quoi d'indicible qui pénètre, ravit, enchante. Elle aime comme eux, pense comme eux, souffre comme eux, son être s'est incarné dans leur être : elle s'y meut, elle y respire, elle y vit, disons mieux, elle s'y purifie, elle s'y divinise. Aussi les lois durent redouter de confier à la mère l'exercice d'un pouvoir qui met trop souvent le devoir en conflit avec l'amour. ”
Source : Gallica

Edmond Dufour d'Astafort,  De la puissance paternelle en droit romain… (1868)

“ Tel était, chez les Hébreux, le caractère de la puissance paternelle, que, du temps même des patriarches, le père avait sur ses enfants le droit de vie et de mort.
Le sacrifice d'Abraham n'était que l'exercice normal d'un pouvoir incontesté. Toutefois, de pareilles rigueurs, au sein de la législation domestique, étaient inconciliables avec les mœurs toutes religieuses du peuple de Dieu. Un adoucissement devint nécessaire : ce fut l'œuvre de Moïse ; il retira au père le droit de vie et de mort, tout en établissant un âge de majorité à partir duquel le pouvoir paternel cesserait de s'exercer.
”
Source : Gallica

Edmond Dufour d'Astafort,  De la puissance paternelle en droit romain… (1868)

“ Doué de plus d'énergie morale, l'homme parut mieux armé contre les abattements que devait amener dans l'âme cette lutte inégale , et le sceptre lui fut remis. Mais, dans la pensée divine, la mère n'a pu être séparée du père quant à l'investiture du droit en lui-même; et c'est méconnaître l'étendue de sa mission dans la société que de lui interdire sans réserve toute participation à la puissance paternelle.
Tel est le rôle des époux dans la famille: vaste et majestueux pour le père; plus humble pour la mère, mais non moins efficace.
”
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature