Succession ab intestat

Définition et enjeux

Portrait de Frantz Despagnet Frantz Despagnet,  Précis de droit international privé (1886)

“ Mais il suffit de répondre, croyons-nous, que nulle législation ne reconnaît de testament tacite ; à défaut de dispositions de dernière volonté formelles, on applique partout les règles de la succession ab intestat : si donc un individu décède intestat, il faut appliquer l'unique loi qui, pour les raisons indiquées plus haut, peut remplacer son testament, c'est-à-dire sa loi personnelle. ”
Source : Gallica

Charles-Edmond Bodin,  Plan du cours de droit romain professé à la Faculté de droit de Rennes… (1883)

“ GÉNÉRALITÉS
1° Définition de la succession ab intestat : — On nommait ainsi la transmission du patrimoine d'une personne morte à une ou plusieurs personnes vivantes, accomplie par la puissance directe de la loi. — Lorsque la transmission était réglée par le droit civil, on disait qu'il y avait hereditas ab intestato ou légitima; lorsqu'elle était réglée par le droit Prétorien, on disait qu'il y avait, bonorum possessio ab intestato (1) . — 2° Quand le De cujus mourait-il intestat (2) ? — 3° Quand s'ouvrait la succession ab intestat (3) ?
”
Source : Gallica

Portrait de Georges Bonjean Georges Bonjean,  Explication méthodique des "Institutes"… (1878-1880)

“ Si l'émancipé meurt sans enfants, à qui donc appartiendra sa succession ab intestat ? D'après la loi des Douze-Tables, lorsqu'un affranchi mourait intestat et sans enfants, la succession appartenait à son patron et, à défaut du patron, aux enfants du patron. Par analogie, on avait admis que celui qui émancipait un enfant devait être considéré, en quelque sorte, comme son patron, et aurait le droit de lui succéder, lorsque l'émancipé mourrait intestat et sans enfants. ”
Source : Gallica

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