Saint-Marc Girardin,
Revue des Deux Mondes
“ Rousseau a beau faire, dans ses Confessions, pour parer et pour embellir ses amours des Charmettes : l’amour aux Charmettes est embarrassé et confus ; il n’y a ni la grace d’un sentiment pur ni l’aisance d’un sentiment fier. Moitié amant et moitié élève, j’allais presque dire moitié domestique, Rousseau n’a pas la dignité qui sied à l’homme qui s’est fait aimer, et il n’a pas non plus la grace de l’homme qui n’obéit que parce qu’il aime, et à qui la tendresse ôte seule la liberté. Il obéit à Mme de Warens comme à la maîtresse de la maison, et non pas seulement comme à la maîtresse de son cœur. ”
