F.-N. Laude

Élements biographiques

F.-N. Laude,  Manuel de droit indou et de législation civile et criminelle applicable dans les établissements… (1856)

“ L'adoption n'a lieu qu'au profit des enfants mâles, qui seuls ont qualité pour acquitter la dette du père de famille envers les mânes des ancêtres.
Ce droit d'adoption peut être exercé par un-homme marié capable, par un veuf ou par une veuve. Nous pensons qu'un homme qui ne se serait pas marié n'aurait pas le droit d'adopter un fils, puisque l'adoption n'est qu'un mode subsidiaire d'acquitter sa dette envers les ancètres. Il faut donc que le moyen le plus naturel et le plus sûr d'acquitter cette dette, qui est le mariage, ait été employé avant de recourir à l'adoption.
”
Source : Gallica

F.-N. Laude,  Manuel de droit indou et de législation civile et criminelle applicable dans les établissements… (1856)

“ Le droit d'être héritier est corrélatif au devoir d'offrir aux mânes du décédé, le gâteau funèbre : c'est la base de la législation indoue sur la vocation à l'hérédité, et nous aurons occasion d'y revenir, en traitant des successions.
Le partage ne s'opère pas toujours après le décès du chef de la famille. Les descendants mâles, communs entre eux, ont le droit de le provoquer, même du vivant de leur mère. Cette doctrine est généralement reçue dans l'Inde, excepté au Bengale, où le partage ne peut être demandé qu'après le décès du père et de la mère.
”
Source : Gallica

F.-N. Laude,  Manuel de droit indou et de législation civile et criminelle applicable dans les établissements… (1856)

“ La communauté peut-elle être poursuivie pour des dettes résultant des délits ou des quasi-délits du chef, ou de l'un des communs ? Non ; mais les créanciers pour les dommages-intérêts, et l'État pour l'amende, peuvent provoquer le partage des biens de la communauté, et se faire payer sur la part de leur débiteur.
Ce droit appartient à tout créancier, en vertu de l'art. 1166 du Code Napoléon.
L'assimilation que nous établissons entre certaines règles de la communauté française avec la communauté indoue, n'est pas applicable aux biens possédés par les femmes.
”
Source : Gallica

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