Albert Cahuzac

Élements biographiques

Albert Cahuzac Essai sur les institutions et le droit malgaches (1900)

Le Malgache ne fait aucune différence entre l'enfant légitime et l'enfant né hors mariage. Tous les enfants vivent dans la famille sur le pied d'égalité la plus absolue ; ils font tous partie au même titre du groupe familial et assistent à toutes les cérémonies et anniversaires. La loi coutumière, qui n'est jamais que la reproduction des moeurs, n'édicte contre eux aucune incapacité. L'enfant naturel jouit de tous les droits civils ; il est capable d'exercer toutes les fonctions publiques ; il a dans la succession des parents les mêmes droits que les enfants légitimes.
Source : Gallica

Albert Cahuzac Essai sur les institutions et le droit malgaches (1900)

Hâtons-nous de dire, cependant, que le Malgache, toujours habile à éluder les dispositions contraires à son intérêt, a trouvé plusieurs moyens pour annihiler la ligueur de la loi et la rendre illusoire. La coutume admet, en effet, la faculté d'adoption illimitée. L'adopté, quel qu'il soit, tient la place d'un enfant légitime. Elle autorise, aussi, la liberté absolue de tester, et il est extrêmement rare qu'un indigène, surtout mourant sans enfants, ne laisse pas un testament.
Source : Gallica

Albert Cahuzac Essai sur les institutions et le droit malgaches (1900)

Le Code civil n'admet cette institution que dans le but de créer entre deux personnes des relations artificielles de paternité et de filiation, pour donner la joie d'une paternité fictive à ceux auxquels la nature a refusé des enfants.
En droit malgache, l'adoption est une institution sui generis qui n'a pas, pensons-nous, d'équivalent dans aucune autre législation.
Si, comme chez nous, elle a pour but dans certains cas de remplacer l'enfant que la nature a refusé, ce but est loin d'être unique.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature