Droit malgache

Définition et enjeux

Madagascar,  Traité de la justice indigène à Madagascar… (1910)

“ La notion de la possession, telle que l'a la législation malgache, consiste dans le fait matériel pour un tiers d'exercer sa puissance sur une chose. C'est un fait brutal, sans autorité et duquel ne peut découler l'origine d'aucun droit.
Comme conséquence, la possession, même pendant un longtemps, d'une chose, soit mobilière, soit immobilière, ne peut conduire à la propriété de cette chose : la prescription acquisitive n'existe pas en droit malgache.
”
Source : Gallica

Albert Cahuzac,  Essai sur les institutions et le droit malgaches (1900)

“ Nous avons déjà dit que le droit malgache était un droit imparfait et incomplet, qui laisse beaucoup trop à l'arbitraire du juge. A notre avis, les tribunaux pour prononcer dans une matière aussi délicate devront s'inspirer des cas similaires que l'on peut trouver dans notre droit et des errements suivis par l'usage indigène. A tous égards, ils auront un plein pouvoir d'appréciation pour interpréter, suivant l'équité, le bien ou mal fondé d'une prononciation de rejet, dans le cas où ils auraient à statuer sur une opposition qui serait portée devant eux. ”
Source : Gallica

Albert Cahuzac,  Essai sur les institutions et le droit malgaches (1900)

“ Mais le droit malgache étant essentiellement coutumier et patriarcal, nous pensons qu'il convient avant tout, pour avoir la clef et l'explication de beaucoup de principes qui pourraient nous paraître confus et singuliers, défaire un examen rapide de l'origine, de l'histoire, des croyances, des superstitions, des moeurs et des institutions politiques, municipales et privées de ce peuple. Chez le peuples primitifs,- en effet, ce sont les institutions domestiques et sociales qui donnent naissance, à mesure des besoins, aux règles du droit. ”
Source : Gallica

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