Résumé

Louis Brunet L'oeuvre de la France à Madagascar… (1903)

Si l'entrée de nos troupes à Tananarive était pour M. Le Myre de Vilers une occasion sans pareille de proclamer la liberté des esclaves, n'est-ce pas aujourd'hui même, Messieurs, l'occasion, unique, impérieuse, de le faire? C'est au jour même où officiellement vous constatez que la terre de Madagascar devient terre française, c'est le jour même où vous affirmez la puissance et les droits de la France sur Madagascar que vous devez affirmer ce statut de la liberté personnelle qui est aujourd'hui dans le monde inséparable de l'idée, même de la France.
Source : Gallica

Louis Brunet L'oeuvre de la France à Madagascar… (1903)

Les chefs de la révolte exaltaient, dans des proclamations, les espérances des Hovas : « Comment les Français osent-ils encore se dire les maîtres de Madagascar ? N'ont-ils donc pas conscience de leur isolement au milieu d'ennemis implacables, telles des souris dans une marmite ? Est-ce donc qu'avant de mourir ils veulent faire du bruit? La terre deviendrait plus facilement le ciel que la France maîtresse de notre sol ! Vous, Anglais, nos amis, conservez le signe de reconnaissance que nous vous avons donné. Bientôt nous vous rejoindrons et l'harmonie ne cessera de régner entre nous. »
Source : Gallica

Louis Brunet L'oeuvre de la France à Madagascar… (1903)

Si Madagascar était un Eldorado, comme on nous l'avait dit à l'origine, ce ne sont pourtant que les'générations futures qui auraient chance de profiter de nos sacrifices actuels ; mais la vérité est que Madagascar est une terre médiocre et qui restera telle. Après l'avoir arrosée de notre sang, nous l'arrosons de notre argent, sans nourrir plus d'espoir de rentrer dans nos frais. Les tarifs de douane eux-mêmes n'y feront rien. Ils pourront rendre la vie encore plus misérable dans l'île, mais non pas enrichir nos industriels et nos commerçants.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature