Charles Mangin

Définition et enjeux

Portrait de Charles Yriarte Charles Yriarte Les célébrités de la rue : Paris… (1868)

Mangin, lui, calme et digne comme un dieu d'Jomère, promène sur la foule qui entoure sa voiture un regard scrutateur ; il fixe parfois un des assistants et baisse brusquement la visière de son casque. La guivre aux ailes ouvertes qui orne son cimier scintille au soleil. Mangin ouvre un immense parasol rosé et le fixe sur le devant de sa voiture. Tous ces préparatifs sont faits avec une lenteur calculée, avec un calme qui irrite la foule et lui fait désirer avec impatience le moment où l'orateur parlera au peuple.
Source : Gallica

Portrait de Charles Yriarte Charles Yriarte Les célébrités de la rue : Paris… (1868)

J'ai dit que Mangin est le Banquo de Pradier; il encombre sa pensée comme il accapare sur la place publique la foule qui devait se presser autour du bâtonnisle.
Et cependant la pique et ses douze anneaux et le tour du gros gobelet sont un titre plus sérieux à l'admiration publique que l'invention d'un crayon. Mais la vraie force de Mangin, ce qui le rend à tout jamais un type, c'est son casque, c'est là que gît sa force, c'est par là seul qu'il domine son époque.
Quant à Pradier, savant modeste, il est vêtu de noir,
comme vous et moi.
Source : Gallica

Portrait de Charles Mangin Charles Mangin Autour du continent latin avec le "Jules-Michelet" (1923)

Le jeune noir s'arc-boute d'un pas en arrière, brandit sa sagaie qui vibre, et d'un coup bien ajusté cloue sur le vieux bois la tête du malfaisant reptile ; les anneaux du long corps se détendent brusquement, comme par une décharge électrique, et la queue vibre au dessus du bois vertical, à 2 mètres en l'air ; puis toute la masse retombe lourdement sur le sentier, tandis qu'éclate le joyeux rire du vainqueur.
Source : Gallica

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