Charles Yriarte,
Les célébrités de la rue : Paris…
(1868)
“ Mangin, lui, calme et digne comme un dieu d'Jomère, promène sur la foule qui entoure sa voiture un regard scrutateur ; il fixe parfois un des assistants et baisse brusquement la visière de son casque. La guivre aux ailes ouvertes qui orne son cimier scintille au soleil. Mangin ouvre un immense parasol rosé et le fixe sur le devant de sa voiture. Tous ces préparatifs sont faits avec une lenteur calculée, avec un calme qui irrite la foule et lui fait désirer avec impatience le moment où l'orateur parlera au peuple. ”
