André Lebon, Revue des Deux Mondes
“ Qui pis est, de nouveaux alliés viennent successivement se ranger aux côtés de l’Entente, parmi lesquels la grande république de l’Amérique du Nord qui a fini par se sentir menacée dans ses traditions de liberté et d’honneur, aussi bien que dans son propre avenir économique, par l’humeur encombrante de l’Allemagne. Qu’à cela ne tienne : celle-ci s’empresse à dissimuler sa hideur trop connue sous un masque nouveau. La paix « sans annexions et sans indemnités » apparaît aussitôt à Pétrograd, puis à Stockholm, à Rome enfin. Que se cache-t-il effectivement sous ce vocable dénué de sens propre ? ”
