Résumé

Madagascar Traité de la justice indigène à Madagascar… (1910)

L'obligation solidaire entre plusieurs créanciers est celle qui donne à chacun d'eux le droit de demander le paiement du total de la créance et dont le paiement ainsi fait à l'un des créanciers libère le débiteur. L'obligation solidaire entre créanciers parait absolument sans application en droit malgache. L'obligation solidaire entre plusieurs débiteurs est celle qui a pour effet de rendre les débiteurs obligés à une même chose, de manière que chacun peut être contraint pour la totalité et que le paiement fait par un seul libère les autres envers le créancier.
Source : Gallica

Madagascar Traité de la justice indigène à Madagascar… (1910)

Il reste alors la masse active de la succession qui est partagée entre tous les héritiers. On fait autant de lots qu'il y a de copartageants ou de souches de copartageants ; le tirage au sort des lots est inconnu ; les lots sont répartis entre tous les ayants droit; si des lots sont inégaux, on compense l'inégalité par des soultes en argent. Le partage des biens se fait toujours en nature, la vente des biens, soit meubles, soit immeubles, est une mesure exceptionnelle et il n'y est procédé que si toutes les parties sont d'accord.
Source : Gallica

Madagascar Traité de la justice indigène à Madagascar… (1910)

Sous réserve de ce qui a été dit en ce qui concerne la possibilité pour les époux d'adopter au cours du mariage le régime de séparation de biens (mizara manta) , la loi malgache ne reconnaît, qu'il y ait eu contrat ou non, qu'un seul régime matrimonial : le régime en communauté (kitay telo an-dàlana) . C'est le régime légal et obligatoire (CT. 30 juin 1898, 20 octobre 1898, 6 septembre 1906) .
Antérieurement à l'occupation française, le régime
matrimonial du kitay telo an-dàlana n'était toutefois pas applicable aux gens de caste noble à partir de la caste Andriamasinavalona.
Source : Gallica

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