Aliénation (droit)

Définition et enjeux

Gabriel Simon De la condition des aliénés en droit romain et en droit français… (1870)

Comme l'accomplissement de toutes les formalités prescrites pour arriver à la séquestration d'un individu établit une présomption d'aliénation, croyez que les tribunaux ne se montreront pas très-difficiles sur les preuves à faire pour justifier que, lorsque l'acte a été souscrit, l'individu était en démence.
Source : Gallica

Anatole Bérard des Glajeux De l'aliénation et de la prescription des biens de l'État… (1859)

Ces principes posés, si nous avions simplement à examiner les règles qui concernent l'administration des biens de l'Etat, nous nous bornerions à chercher en vertu de quelles lois l'Etat peut agir : mais les règles qui concernent l'aliénation sont complexes ; elles ne peuvent être résolues qu'en distinguant l'impossibilité relative d'aliéner qui naît du défaut de capacité, et l'impossibilité absolue qui résulte de l'inaliénabilité en elle-même.
Source : Gallica

Portrait de Arthur Desjardins Arthur Desjardins De l'aliénation et de la prescription des biens de l'État… (1862)

Dans une république, l'Etat existe ; sa personnalité nous apparait avec une merveilleuse clarté. Le domaine, c'est le patrimoine de la nation. La nation aliène ou par elle-même ou par ses délégués.
Ici le système de l'inaliénabilité peut être conçu de deux manières. Comme on n'a pas à craindre les sollicitations des privilégiés , ni les entraînements du chef de l'Etat, la constitution peut interdire aux magistrats, à qui elle confère l'initiative, le droit de proposer une aliénation du domaine. Si le gouvernement est bien organisé, la prohibition sera respectée
Source : Gallica

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