Résumé

Les incapables : droit civil (1936)

Exemples : un mineur n'a pas les droits politiques, lesquels lui font totalement défaut : l'incapacité dont il est frappé à ce sujet porte sur la jouissance, sur l'existence même des droits en question.
Mais ce même mineur peut être propriétaire ou créancier ; il peut posséder des biens, avoir une fortune considérable ; à ce point de vue et dans ce domaine, la capacité de jouissance lui appartient, seulement, ces droits dont il est investi, droits de propriété ou droits de créance, il ne saurait les exercer lui-même, surtout s'il est encore un enfant
Source : Gallica

Les incapables : droit civil (1936)

Au cas où le père et la mère, tous deux vivants, seraient déchus de l'administration légale, un administrateur ad hoc serait également nommé par la Chambre du Conseil, sauf dans le cas de déchéance de la puissance paternelle, et la tutelle serait alors organisée dans les conditions de la loi du 24 juillet 1889 modifiée par celle du 15 novembre 1921.
Si le père seul est déchu de l'administration, la mère devient administratrice de plein droit, en ses lieu et place, et sans avoir besoin de son autorisation.
Source : Gallica

Les incapables : droit civil (1936)

Il résulte des explications précédentes que l'incapacité de jouissance est plus grave que l'incapacité d'exercice, puisque la première entraîne la seconde sans réciprocité. Et surtout l'une est irrémédiable, au lieu que l'autre comporte des palliatifs, des remèdes ; le mineur est incapable d'exercer les droits qui lui appartiennent. Mais qu'à cela ne tienne, quelqu'un les exercera pour lui, son père ou son tuteur.
Source : Gallica

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