Résumé

Gabriel Simon De la condition des aliénés en droit romain et en droit français… (1870)

Quand la folie éclate aux yeux dans l'acte même qui est attaqué, quand elle se montre et se dévoile elle-même, la loi laisse le droit commun reprendre son empire. Ce sera d'ailleurs toujours une question de fait de décider si la démence résulte ou non de l'acte attaqué.
Nous n'avons point à expliquer le mot actes qu'emploie l'article 5o4 ; pour nous, dans l'article 5o4, comme dans l'article 5o3, comme dans l'article 502, le mot actes est universel et embrasse tous les actes qu'il peut arriver au fou d'accomplir, aussi bien les actes à titre gratuit que les actes à titre onéreux.
Source : Gallica

Gabriel Simon De la condition des aliénés en droit romain et en droit français… (1870)

L'aberration du jugement et l'égarement de la volonté sont deux caractères de la folie aussi importants l'un que l'autre. Le plus souvent ils se trouvent réunis et l'un appelle l'autre; le plus souvent ce sont les erreurs du jugement qui entraînent le dérèglement de la volonté parce qu'elle n'a plus pour s'éclairer la lumière du vrai ; parfois encore c'est l'égarement de la volonté, l'abolition du libre arbitre qui entraîne l'aberration du jugement, parce qu'il n'a plus pour se diriger le secours d'une volonté ferme.
Source : Gallica

Gabriel Simon De la condition des aliénés en droit romain et en droit français… (1870)

Et, en effet, prouver qu'un acte n'existe pas, ce n'est pas la même chose que l'attaquer pour cause d'incapacité. L'incapacité, c'est un vice relatif de l'acte, un vice qui ne peut être mis en avant que par l'interdit, que son silence prolongé pendant dix ans fait disparaître par suite d'une ratification tacite ; mais l'inexistence de l'acte, la nullité absolue peut être invoquée par tout le monde et à toute époque, car on ne ratifie ni expressément ni tacitement un acte qui n'a jamais commencé d'exister.
Source : Gallica

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