Joseph-Laurent Jay

Résumé

Joseph-Laurent Jay Traité des conseils de famille… (1854)

Mais lorsque les parents ou le tuteur refusent de proposer l'émancipation, pourrait-il lui-même s'adresser au juge de paix et provoquer la réunion du conseil de famille pour délibérer sur sa demande?
Deux opinions incompatibles, le oui et le non, adoptées par les jurisconsultes, n'ont pas peu contribué à faire naître des doutes sérieux, à placer les maîtres de la science dans un étrange embarras. Le droit de requérir la convocation du conseil de famille, dit-on, pour délibérer sur l'émancipation, n'est donné qu'aux parents; d'ailleurs le mineur n'a point la capacité d'agir sans son tuteur.
Source : Gallica

Joseph-Laurent Jay Traité des conseils de famille… (1854)

La loi laisse aux parents les plus proches des mineurs, comme liés par les nœuds les plus sacrés, et intéressés au bonheur des pupilles ainsi qu'à la conservation de leurs biens, le soin de leur personne, de leur éducation, de leur fortune; c'est le conseil de famille qui nomme à la tutelle, si le père ou la mère n'y ont pourvu; c'est sous sa surveillance que le tuteur donne des soins à l'éducation physique et morale des mineurs, qu'il gère l'administration à lui confiée; c'est au conseil que doivent être soumises toutes les difficultés qui se présentent pendant la minorité
Source : Gallica

Joseph-Laurent Jay Traité des conseils de famille… (1843)

Nul doute dès lors qu'un curateur, compris dans la généralité des fermes, ne soit destituable pour méfaits. C'est un principe que celui qui nomme doit avoir le pouvoir de destituer. Mais une destitution ne doit jamais être arbitraire, soit que le juge la prononce, soit qu'elle émane du conseil de famille. « Toute délibération, dit l'art. ixhl, qui prononcera la destitution du tuteur (et nous dirons, par analogie, du curateur) sera motivée, et ne pourra être prise qu'après l'avoir entendu ou appelé. »
Source : Gallica

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