Fernand Verdier

Élements biographiques

Fernand Verdier,  Transcription hypothécaire : explication théorique et pratique de la loi du 23 mars 1855… (1865)

“ Il est évident, en effet, que l'incapable devenu capable, qui a aliéné l'immeuble, s'est privé par là même du droit d'en disposer de nouveau, et, par conséquent, de valider la vente viciée qu'il a consentie pendant sa minorité. Il n'a plus aucun droit, il ne saurait donc, par sa seule volonté, rendre la vie à un acte frappé dès le principe dans son existence. L'acquéreur, au contraire, a acquis un droit de propriété qu'il a personnellement la faculté de faire valoir; il est, en un mot, un tiers au préjudice duquel l'incapable n'a pu faire aucun acte, ni accorder aucune ratification (1) . ”
Source : Gallica

Fernand Verdier,  Étude sur les gains de survie entre époux… (1869)

“ C'est une aumône que la loi fait au conjoint survivant qui se trouve dans la pauvreté. Elle a quelque chose de blessant pour la dignité des époux, d'humiliant pour celui qui la reçoit. Elle n'est point en rapport avec la sainteté et l'étroitesse des liens qui unissent le mari et la femme, avec l'affection qui en résulte. Il nous faut une disposition plus large, qui, plaçant les époux au même niveau, réalise l'idéal d'égalité qui est de l'essence du mariage chrétien et soit en parfaite relation avec les sentiments que cette communion intime d'intérêts et de personnes fait présumer. ”
Source : Gallica

Fernand Verdier,  Transcription hypothécaire : explication théorique et pratique de la loi du 23 mars 1855… (1865)

“ Avec la transcription d'une vente verbale dont l'existence dépend d'une preuve postérieure excessivement chanceuse, cette certitude n'existe pas. Mais, dira-t-on, pourquoi sacrifier des droits qui peuvent être légitimes? Ainsi le veut la loi; les actes seuls sont transcrits. L'acheteur devait exiger un titre. En vain ajoutera-t-on qu'il se rencontrera peut-être un cas où, à raison de quelque événement extraordinaire, il a été impossible à l'acheteur d'obtenir un écrit; c'est là une exception, et les lois ne sont pas faites pour l'exception. Pour éviter un mal, il ne faut pas en créer un pire. ”
Source : Gallica

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