Transcription (droit)

Définition et enjeux

Fernand Verdier,  Transcription hypothécaire : explication théorique et pratique de la loi du 23 mars 1855… (1865)

“ Ainsi donc, pour nous résumer, il nous paraît parfaitement démontré que la loi soumet à la transcription tous les actes de renonciation quels qu'ils soient, autres que ceux qui ont un caractère purement déclaratif, ou faits à cause de mort. Toutes les fois, en un mot, qu'une personne renonce, par un acte entre vifs, à un droit dont elle est investie, cet acte doit être transcrit. ”
Source : Gallica

Henri-Albert Dollfus,  Université de France. Académie de Strasbourg… (1856)

“ La solution dépend du point de savoir si la transcription est une condition intrinsèque de l'acte, si elle est indispensable à sa perfection, ou si l'acte, même non transcrit, est parfait. D'un côté on dit, en s'appuyant sur l'art. 941 du Code Napoléon : tous ceux qui ont intérêt à opposer le défaut de transcription peuvent le faire ; le texte est formel ; il est certain que les créanciers sont dans le cas prévu par l'article ; ils peuvent donc opposer le défaut de transcription et la nullité
qui en résulte.
”
Source : Gallica

Fernand Verdier,  Transcription hypothécaire : explication théorique et pratique de la loi du 23 mars 1855… (1865)

“ La loi ne soumet à la formalité de la transcription que les actes. Il s'ensuit donc qu'une vente verbale ne pourra être transcrite. Transcrire une vente c'est reproduire en son entier, sur un registre, l'acte qui la relate; or, ici il n'y a point d'acte. L'acheteur qui n'a pas de titre ne saurait être admis à se présenter devant le conservateur et à requérir de lui de transcrire sa déclaration au sujet de la vente qu'il prétend lui avoir été consentie. Le conservateur serait en droit de s'y refuser, en objectant qu'il ne doit transcrire que des actes, et non des déclarations verbales. ”
Source : Gallica

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