Résumé

Adrien Chevrier Faculté de droit de Paris. Droit romain… (1888)

Il y a, en effet, des hypothèses où l'obligation personnelle est éteinte, et où l'hypothèque continue de vivre: on leur a assimilé, à tort, le cas où l'action personnelle est prescrite par 30 ans ; à tort, disons-nous, car c'est contredire le but même de la prescription. Si un droit prescrit par 30 ans est considéré comme trop douteux pour qu'on puisse en autoriser la preuve contre le débiteur, ce doute existe au même degré et devrait entraîner défense de faire la preuve de l'obligation, qu'il s'agisse de l'action personnelle ou de l'action hypothécaire.
Source : Gallica

Adrien Chevrier Faculté de droit de Paris. Droit romain… (1888)

On a dit que le créancier, qui a désintéressé le prior creditor, rend un service non seulement à ce dernier, mais encore aux autres créanciers dont les chances de paiement se trouvent augmentées : il fait un acte utile à tous, un acte de gestion d'affaires. Dès lors, il est juste, il est nécessaire pour le crédit hypothécaire lui-même, que ce créancier voie le recouvrement des sommes par lui avancées, garanti par une hypothèque qui doit être efficace, et, par conséquent, doit avoir le rang de celle jadis attachée à la créance éteinte.
Source : Gallica

Adrien Chevrier Faculté de droit de Paris. Droit romain… (1888)

DE L'EXTINCTION DE L'HYPOTHÈQUE
INTRODUCTION
L'hypothèque est un droit réel sur un bien affecté il'acquittement d'une obligation.
Ce droit réel a deux caractères : il est accessoire de son essence, indivisible de sa nature ; Accessoire : il suppose une dette pure et simple, à terme ou conditionnelle, civile ou naturelle ; Indivisible : il subsiste sur toute la chose jusqu'à l'entier acquittement de l'obligation.
Source : Gallica

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