Droit incorporel

Définition et enjeux

Alexandre Cerban,  Étude critique sur les conditions de constitution en gage des choses incorporelles… (1897)

“ Le tribunal, effrayé de sa propre jurisprudence, a rejeté la demande dans les termes suivants : Attendu que la possession d'un fonds de commerce ne consiste pas en la détention seulement d'un objet mobilier ou d'un droit incorporel, mais d'un ensemble d'objets mobiliers et de droits incorporels formant un tout indivisible, qui doit, pour ne point périr, être géré et administré d'une façon continue et ininterrompue; que les nécessités et les conséquences de cette gestion sont un obstacle insurmontable à rétablissement pur et simple du dépôt aux mains du créancier de la chose donnée en gage ”
Source : Gallica

Gaston Cendrier,  Le Fonds de commerce. Traité général théorique et pratique avec formulaire… (1930)

“ Il est vrai que la maxime : « En fait de meubles possession vaut titre, » ne s'applique pas aux droits incorporels ; mais la conséquence unique qui résulte du défaut de protection de cette maxime, c'est que le véritable propriétaire peut aller revendiquer entre les mains du tiers détenteur le droit incorporel indûment aliéné par un propriétaire apparent. Mais on ne peut pas étendre cette disposition aux créanciers inscrits dont la loi n'a créé le privilège que sur le fonds de commerce considéré en bloc et sur chacun de ses éléments agrégés à l'universalité. ”
Source : Gallica

Léon Minot,  Les principes du droit fiscal… (1920)

“ Si la cession a pour résultat de dissoudre la société sans entraîner sa liquidation ou, ce qui revient au même, de déterminer la clôture d'une liquidation commencée, elle opère alors l'extinction immédiate de l'être moral, transforme ipso facto le droit incorporel des associés en un droit réel sur les biens meubles ou immeubles du fonds social et ne porte plus sur la part d'intérêt ou l'action du cédant. ”
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature