Résumé

Paul Hubert-Valleroux Faculté de droit de Paris. Des Sociétés particulières… (1869)

N'est-ce pas leur ôter tout crédit; car qui voudrait s'engager envers une société si le fonds social peut être, à tout instant, absorbé par les créanciers privés des sociétaires ? Peut-on supposer que le législateur, en reconnaissant des sociétés, ait pu vouloir leur enlever ainsi ce qui est indispensable à leur existence?
Malgré la valeur de ces raisons, je n'hésite pas à me prononcer dans le sens contraire et voici les arguments qui me décident. Lorsqu'on a devant soi une personne physique, on connaît ses droits et, si elle s'engage envers vous, l'étendue des obligations qu'elle contracte.
Source : Gallica

Paul Hubert-Valleroux Faculté de droit de Paris. Des Sociétés particulières… (1869)

Il faut, de plus, que le bénéfice obtenu se partage entre tous les associés, non pas d'une manière égale, ceci n'est pas exigé, mais de telle sorte que personne ne soit exclu. La société où l'on privait un des membres de tout bénéfice était dite léonine par allusion à la fable de Phèdre où le lion, en société avec d'autres animaux, s'attribue à lui seul le profit obtenu par les efforts de tous. Logiquement, il y a deux sortes de sociétés léonines : celle où l'un des associés n'a aucune part des gains et celle où l'un des associés supporte seul toutes les pertes.
Source : Gallica

Paul Hubert-Valleroux Faculté de droit de Paris. Des Sociétés particulières… (1869)

Le but est bien d'arriver à une distribution de l'actif, mais le partage des biens sociaux ne se fait pas comme celui d'une hérédité. Dans ce dernier cas, le vœu du législateur est que les parts, autant que possible, soient remises en nature. On retrouve toujours cette idée fondamentale : assurer la conservation des biens dans les familles. En matière de société le même motif ne se rencontre pas, le partage se fera plutôt en argent, car on doit présumer, que ceux qui ont voulu faire un bénéfice, espéraient retirer de leur entreprise une somme liquide plutôt qu'autre chose.
Source : Gallica

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