Résumé

Paul Mornard Des Sociétés en commandite par actions… (1880)

Les uns pensent que ce sont les bénéfices encaissés : « Si l'actif n'est pas encaissé, s'il y a des recouvrements à faire, il ne peut y avoir lieu à une répartition de dividendes ; car des événements ultérieurs, une faillite par exemple, peuvent rendre l'actif inférieur au passif, l'espérance d'un bénéfice n'est pas encore un bénéfice (1) . »
C'est aller trop loin et arriver à la négation de la possibilité d'une distribution de dividendes avant la liquidation : ce n'est en effet qu'à cette époque que seront encaissées toutes les valeurs de la société.
Source : Gallica

Paul Mornard Des Sociétés en commandite par actions… (1880)

Les sociétés en général sont par intérêts ou par actions.
« L'intérêt, dit M. Boistel, est l'équivalent de l'apport de l'associé, la cause juridique de ses obligations; c'est le droit éventuel au partage des bénéfices annuellement et au partage du fonds social à la dissolution de la société. »
Quelle est au juste la nature de ce droit ? La société est propriétaire du fonds social ; on ne peut avoir sur la même chose deux droits de propriété complète, quel va être alors le droit conféré par l'intérêt?
Source : Gallica

Paul Mornard Des Sociétés en commandite par actions… (1880)

Le contrat ne peut être modifié dans ses clauses essentielles qu'avec l'assentiment, non de la majorité, mais de l'unanimité des contractants : « Tous les associés doivent se rencontrer dans une volonté unanime. La majorité est sans puissance ici pour contraindre la minorité. Ce serait une société toute différente que celle qui n'aurait pas, pour se modifier, le suffrage de tous les associés (1) . »
Il faut donc, pour que la majorité ait le droit de modification, que la permission lui en ait été donnée, par une clause expresse et spéciale à chaque cas, par les statuts.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature