Charles Demangeat

Charles Demangeat

Résumé

Portrait de Charles Demangeat Charles Demangeat Traité de droit commercial. Tome 1 (1888-1892)

Ce pourrait être, dans certains cas, une cause de dissolution de la société (1) ; mais ce ne serait jamais une cause de nullité, d'inexistence de la société.
Que peut-on apporter en société? Tout ce qui a une valeur vénale, appréciable en argent, — par conséquent, non seulement du numéraire, mais encore des marchandises, des meubles, des immeubles, des créances, un secret d'art, une industrie (2) . Du reste, il n'est pas nécessaire que l'apport de chaque associé soit identique : chacun peut apporter une chose différente ; l'un de l'argent, l'autre des marchandises, un troisième son industrie.
Source : Gallica

Portrait de Charles Demangeat Charles Demangeat Traité de droit commercial. Tome 1 (1888-1892)

Allons plus loin, et reconnaissons que, lors même que l'actif social serait insuffisant pour payer les créanciers, qui ne recevraient rien ou presque rien, leur position en droit serait tout autre que celle des associés, bien qu'en fait elle fût à peu près semblable. Les créanciers auraient toujours le droit de dire à la société : « Vous ne me payez pas ce qui m'est dû : je vais exercer des poursuites contre vous, vous faire condamner et même déclarer en faillite. » Ils auraient ce droit : car leur créance est intacte, bien que la société soit insolvable.
Source : Gallica

Portrait de Charles Demangeat Charles Demangeat Traité de droit commercial. Tome 1 (1888-1892)

En matière de succession, chacun des cohéritiers a le droit de demander qu'on lui attribue sa part en nature dans les objets composant la masse (art. 826) . En est-il de même en matière de société? Ne pourrait-on pas forcer un ou plusieurs des associés, malgré leur opposition, à recevoir, au lieu d'une part en nature, une somme d'argent? Ne pourraiton pas faire vendre la chose commune, malgré l'opposition de quelques associés, pour en partager le prix?
L'attribution en nature est-elle de rigueur en matière de société comme elle l'est en matière de succession ?
Source : Gallica

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