“ C’est vraiment une bagatelle que de voir le préteur de la ville établir en principe, pour le temps de sa magistrature, que tous ceux à qui il surviendra un héritage seront tenus de constituer le préteur leur cohéritier. Pouvons-nous mettre en doute le ton d’insolence qu’il s’arroge avec les hommes d’une naissance, d’une considération et d’un ordre inférieurs, avec les villageois des municipes, enfin avec les affranchis, en qui jamais il n’a vu des hommes libres ? ”
Cohéritier
Définition et enjeux
Le terme cohéritier désigne une personne partageant une succession avec d'autres héritiers, souvent dans le cadre de la répartition des biens hérités. Ce concept, ancré dans le droit civil et le droit romain, a été analysé par divers auteurs. Cicéron souligne l’injustice d’un magistrat imposant l’obligation de co-héritage, tandis que Jules Dixmier précise les règles de partage des biens, notamment les fruits perçus en bonne ou mauvaise foi.
Marie Joseph de La Poix de Fréminville insiste sur les recours juridiques possibles en cas de lésion d’un cohéritier, et Gustave Allègre évoque l’exclusion d’un tiers non successible. Ces approches mettent en lumière la complexité des rapports entre héritiers, indivision et droits successoraux, illustrant la place centrale du cohéritier dans l’organisation juridique de la transmission des biens.
Citations sur “cohéritier”
Jules Dixmier, Faculté de droit de Paris. Droit romain… (1870)
“ Tous les accessoires des biens dont nous venons de parler peuvent entrer en partage, par exemple : l'alluvion, le part d'une esclave héréditaire, les fruits des choses héréditaires. Observons cependant que si les fruits ont été perçus par un cohéritier de bonne foi avant l'adition d'hérédité, ils ne seront pas partagés. Ils ne seront l'objet de l'action fam. erois. que si le cohéritier qui les a perçus a été de mauvaise foi. Si la perception est postérieure à l'adition, le cohéritier devra toujours en rendre compte à ses cohéritiers. ”
Napoléon-Madeleine Lesenne, Répertoire de la science des justices de paix… (1880)
“ Un acte par lequel un cohéritier écarte du partage un nonsuccessible du défunt auquel un cohéritier a cédé son droit héréditaire. Par conséquent, si le cédant et le mineur sont seuls cohéritiers, le retrait exercé au nom de celui-ci réunit dans ses mains tous les biens héréditaires en entier, il équivaut à une licitation ; si, au contraire, il y a plus de deux cohéritiers, le retrait successoral rend le mineur héritier pour une quotité plus forte en laissant subsister l'indivision. Mais là n'est pas le point épineux de notre question ”
Marie Joseph de La Poix de Fréminville, Traité de la minorité et de la tutelle… (1845)
“ Tel n'est plus le cas où il y a lésion considérable, ou dol et violence au préjudice d'un des cohéritiers. Ici ce ne sont plus seulement les intérêts d'un tiers qui ont été négligés ; c'est un fait qui se rattache au partage en luimême , qui l'altère essentiellement et le rend attaquable ; c'est une action que la loi attribue au cohéritier lésé, trompé ou violenté. Dès lors se présente en faveur du créancier de ce cohéritier les dispositions de l'article 1166, C. civ., qui permet d'une manière générale et absolue à tout créancier l'exercice des droits et actions de son débiteur (1) . ”
Joseph Antoine Bellon, Souvenir des pauvres : ou la bienfaisance reconnue dans la commune de Charpey (1858)
“ Car aurez-vous quelque excuse, si vous ne le faites pas même cohéritier de vos enfants dans le partage de votre succession, après qu'il vous a fait son cohéritier dans le partage de la sienne , qui est le ciel, et qu'il a même enduré la mort pour vous ? ”
Joseph Émile Labbé, Dissertations de droit romain et de droit français… (1882)
“ On ne saurait concevoir également qu'il y ait place à un droit d'accroissement au profit du plaignant, qui en renversant quant à lui le testament s'ouvre la voie à l'hérédité légitime, et qu'il puisse étendre la main sur une autre, portion de la succession qui eût été dévolue à un cohéritier dans le cas où les biens entiers auraient été déférés ab intestat, si l'on se place dans une autre hypothèse, savoir celle où un cohéritier reste soumis pour son compte au règlement fait par le testateur. ”
Jean Étienne Chevillard, Manuel des arbitres, ou Traité des principales connaissances nécessaires pour instruire et juger les affaires soumises aux décisions arbitrales… (1829)
“ Un héritier qui, à raison de ce que l'existence de son cohéritier n'était pas connue, est entré en possession d'une succession toute entière, est aussi possesseur de bonne foi, et ne peut être tenu de restituer les fruits qu'il a perçus avant la demande en pétition d'hérédité formée par son cohéritier. Arrêt de la Cour royale d'Angers, du 2 avril 181 g, arrêt de la Cour de cassation, du 3 avril 1821. ”
Henri Capitant,
Cours élémentaire de droit civil français…
(1930-1931)
“ Supposons, par exemple, que l'acheteur d'un immeuble non encore payé vienne à décéder, laissant plusieurs héritiers qui procèdent entre eux à un partage. Il est bien évident que le privilège du vendeur primera celui des cohéritiers copartageants. Si, au contraire, le cohéritier, débiteur d'une soulte ou d'un retour de lot, a vendu un immeuble mis dans son lot, c'est le privilège du copartageant qui passera le premier. ”
Gustave Allègre, Le code civil commenté à l'usage du clergé… (1895)
“ Toute personne, même parente du défunt, qui n'est pas son successible, et à laquelle un cohéritier aurait cédé son droit à la succession, peut être écartée du partage, soit par tous les cohéritiers, soit par un seul, en lui remboursant le prix de la cession. ”
Stéphen Liégeard,
De l'origine, de l'esprit et des cas d'application de la maxime "le partage est déclaratif de propriété"…
(1855)
“ La loi dit aux cohéritiers : « Sans doute j'ai divisé cette créance du jour de la mort du de cujus, de manière que 2,500 fr. reviendront à chacun de vous, Titius et Mævius. Mais, pour vous éviter, à vous, Titius, la peine de vous procurer les 5,000 fr. que vous devez à Msevius à titre de soulte , je vous conseille de renoncer à votre part dans la créance et de l'attribuer intégralement à votre cohéritier, de façon à rétablirl'égalité rompue. » Tel est évidemment le langage que tiendrait le législateur s'il avait à expliquer le motif de la disposition finale de l'article 832. ”
Fl. Desjardin, De l'Action "finium regundorum"… (1874)
“ C'est celle de savoir si l'adjudicataire surlicitation qui ne paie pas est soumis à la revente sur folle enchère ? Si l'adjudicataire est un cohéritier, la question n'est pas douteuse. Dans ce cas en effet, la licitation comme on sait, est assimilée au partage ; et l'art. 883 du code civil en déclarant que chacun des cohéritiers est censé ne rien tenir de ses cohéritiers, a interdit, du même coup, entre cohéritiers, toute action qui impliquerait, au contraire, que l'un deux tient quelque chose des autres. ”
Georges Bonjean,
Explication méthodique des "Institutes"…
(1878-1880)
“ Chaque héritier doit être aussi condamné envers son cohéritier à raison, soit des fruits ou choses héréditaires qu'il aurait perçus seul, soit des biens dépendant de la successsion, qu'il aurait détériorés ou consommés. ”
Gaius,
Institutes... Nouvelle édition considérablement augmentée
(1866)
“ Il en faut dire autant de la translation : si le testateur a dit : « Dans le cas où vous, héritier légataire, vous ne ferez pas telle chose , je transfère le legs à votre cohéritier, » il y aura peine pour le premier cohéritier légataire dans ce transfert du legs à son cohéritier. On voit clairement que l'héritier n'a pas toujours avantage à la révocation, non plus qu'à la translation. § 236. Nec libertas quidem poense nomine dari potest, quamvis de ea re fuerit quæsitum. § 236. On ne peut même pas léguer la liberté à titre de peine, quoiqu'il y ait eu doute pour ce cas. ”
Auguste Valette, De l'effet ordinaire de l'inscription en matière de privilèges sur les immeubles… (1843)
“ « Le privilége du cohéritier on du copartageant pourrait aussi résulter d'un partage que l'ascendant aurait fait par testament, cette disposition testamentaire devant avoir tous les effets d'un partage conventionnel (P. Code civil, liv. III, lit. 2, chap. 7) . 1 » ”
M.-Eugène-P. de Mazincourt, Le véritable conseiller en affaires… (1858)
“ La première condition que la loi exige dans le partage, c'est que les lots soient égaux; or, cette égalité disparaîtrait si l'héritier pouvait être lésé, ou si du moins, lésé, il n'avait pas le moyen de se faire restituer contre ce préjudice. Pour obvier à un pareil danger, l'article'887 du Code Napoléon établit que le cohéritier qui aura éprouvé une lésion de plus du quart sera admis à faire rescinder le partage, si ces co-héritiers n'aiment mieux le dédommager. ”
Hippolyte-Ferréol Rivière, Revue doctrinale des variations et des progrès de la jurisprudence de la Cour de cassation en matière civile… (1862)
“ De même que dans un partage, quoique fait avec un retour en deniers ou rentes, le cohéritier auquel est tombé le lot le plus fort, chargé desdits retours, est censé avoir succédé à tout ce qui est tombé dans son lot à la charge du retour, et n'en rien tenir de ses copartageants ”
Albert Thiéblin, De la chose jugée en matière civile… (1866)
“ La chose jugée entre une personne étrangère à la succession et un colégataire ou un cohéritier n'influe en rien sur ce qui pourra être jugé entre cette même personne et les autres colégataires ou les autres cohéritiers. Lorsqu'un homme, qui était mon débiteur, vient à mourir, je suis obligé de diviser mon action et de poursuivre chacun des cohéritiers pour sa part. Si on a poursuivi l'un des héritiers à titre de dépôt, on pourra encore poursuivre les autres, et l'exception de chose jugée ne leur profitera pas ”
Alexandre Duverger, Composition d'histoire du droit français… (1849)
“ Se présenta la question de savoir si le cohéritier serait tenu des hypothèques-consenties par un cohéritier sur sa part indivise. L'affirmative ;..hsacrée par le droit romain, fut d'abord prétendue ; mais la fiction l'emporta. ”
H. Fessard, Dictionnaire de l'enregistrement et des domaines… (1844)
“ L'héritier bénéficiaire qui, d'accord avec son cohéritier, a emporté quelques effets sans les faire inventorier, et disposé en faveur d'un tiers de menus objets, même d'une valeur minime, est réputé héritier pur et simple. ”
Prosper Rambaud, Procédure civile par demandes et réponses… (1889)
“ Mixtes, lorsqu'on prétend tout à la fois qu'une personne déterminée est obligée envers nous à l'occasion d'une chose et qu'on a un droit de copropriété sur cette chose; par exemple, lorsqu'un cohéritier intente une demande en partage contre ses cohéritiers. ”
Louis-Aristide Malécot, Faculté de droit de Paris. De la Cession des créances en droit romain et en droit civil… (1868)
“ Le retrait n'a pas lieu nous dit l'art. 1701 : 1° Dans le cas où la cession a été faite à un cohéritier ou copropriétaire du droit cédé. Cette exception ne reproduisant textuellement ni le droit romain, ni notre ancien droit, qui déclaraient expressément qu'il ne s'agissait dans ce cas que de la cession faite à un cohéritier ou copropriétaire par son cohéritier ou copropriétaire, on s'est demandé si notre article était applicable au cas d'une cession faite par un étranger à un cohéritier ou à un copropriétaire. On a répondu que non-seulement l'esprit de l'art. ”
Edmond-Eugène Thaller, Traité élémentaire de droit commercial… (1910)
“ Les arrêts, disent quelques auteurs (DEMOLOMBE, XVIT, n° 328, etc.) , donnent à l'art. 883 une portée qu'il n'a pas; comme toute fiction, il doit être renfermé dans l'ordre de résultats qu'a recherchés, la loi. L'art. 883 veut garantir un cohéritier contre les charges qu'aurait constituées, sur le bien mis dans son lot, son cohéritier pendant l'indivision. ”
Eugène Petit, Traité élémentaire de droit romain… (1903)
“ S'ils viennent ensemble recueillir le legs, ils partagent. Si l'un fait défaut, l'autre n'étant plus limité prend tout, parce qu'il a vocation personnelle à la totalité. On dit alors qu'il y a accroissement. Entre colégataires, comme entre cohéritiers, la base de l'accroissement c'est la vocation de plusieurs personnes à la totalité d'une chose. Mais si le principe est le même, l'application en est différente. Entre cohéritiers, l'accroissement est la règle : parce que chaque héritier a vocation à là succession entière, alors même qu'une part lui a été assignée. ”
Alfred Trolley, Étude sur la lésion en droit romain et en droit français (1872)
“ II. — La lésion reconnue suffisante peut faire rescinder tout partage ou tout acte équivalent à partage, et en général, pour parler comme l'article 888, tout acte qui a pour objet de faire cesser l'indivision entre cohéritiers. — Et si pour plus de commodité je me mets en face d'un partage entre cohéritiers, je n'entends soustraire à la rescision et à ses règles ni le partage de communauté entre les époux ou leurs ayants-cause (art. 1476) , ni le partage entre associés (art. 1872) , ni le partage d'ascendant 4 (art. 1079) ”
Jacques Potier, Coutumes générales et locales du païs et duché de Bourbonnois… (1780)
“ Ce qui a lieu, soit que les autres cohéritiers ayent fait un partage entr'eux, soit qu'ils ayent joui par indivis ; car l'indivis n'est une reconnoissance de la nécessité qu'il y a de faire partage, qu'au respect de ceux qui jouissent par indivis, & non à l'égard d'un cohéritier, lequel n'a aucune possession. C'est pourquoi, si on suppose que de quatre cohéritiers il y en ait un qui ait gardé le silence pendant 30 ans, & que les trois autres ayent joui par indivis pendant 30 ans de toute la succession ; celui qui a gardé le silence, ne sera plus recevable après 30 ans à demander sa part. ”
Dictionnaire du notariat. Tome 7 (1856-1887)
“ En effet, tous les cohéritiers ayant été dépossédés par l'expropriation, on ne peut pas dire que le cohéritier acquéreur possède le tout au même titre auquel il en possédait auparavant une partie : il y a donc titre nouvel; la fiction ne peut avoir lieu. Paris, 2 juin l8l7; Delvincourt, t. 3, p. 176; Duvergier, Vente, t. ”
Alfred Léon Le Poittevin,
Des Droits de la fille, ou du Mariage avenant dans la coutume de Normandie…
(1889)
“ Les soeurs sont-elles cohéritières? Les biens partables (non nobles) se partagent également entre elles et les puînés. Si l'on peut employer cette expression, le fief est indemne de toute contribution au partage (2) : l'unité partageable, c'est la succession, moins le fief. ”
Charles Lyon-Caen,
Faculté de droit de Paris. Droit romain…
(1866)
“ Car ici le privilège dériverait de la volonté du collatéral, qui aurait déclaré que ses héritiers seraient tenus à la garantie. Cette opinion, généralement admise, pourrait être con- • testée. Sans violer.la règle qui n'admet que les privilèges établis par la loi, on peut peut-être décider que le cohéritier collatéral évincé aura le privilège des copartageants, lorsque le disposant aura déclaré attacher à son acte de disposition tous les effets du partage. ”
Charles Lyon-Caen,
Faculté de droit de Paris. Droit romain…
(1866)
“ Si l'action communi dividundo avait seule existé, les cohéritiers, pour obtenir un partage complet de l'hérédité, eussent dû exercer autant de fois cette action qu'il y avait de choses héréditaires, ou du moins indiquer individuellement chacune des choses héréditaires dont ils demandaient le partage. Ainsi pour obtenir le partage d'une succession, un héritier eût dû connaître tous les biens qui la composaient. S'ils ne les avaient pas connus, la nécessité pour lui de demander le partage par plusieurs actions successives eût été la cause de nombreux embarras ”
Georges-Antoine Chabot, Commentaire sur la loi des successions formant le titre I du livre III du Code civil…
“ Le cohéritier à qui elle est ('chue par le partage ne l'a donc point entière, lorsqu'elle cesse d'être payable; il faut d.) nc que ses cohéritiers la lui parfournissent, en la lui continuant jusqu'au rachat. il n'en est pas de même d'une maison ou autre chose. Ces êtres ne consistent point dans une succession de parties : dès le premier inslant que j'ai une maison, j'ai tout son être; si elle vient à périr par quelque cas fortuit, c'est une suite de sa nature. ”
Louis Baur,
Université de France. Académie de Nancy…
(1885)
“ Les cohéritiers seront-ils tenus, dans ce cas, du fidéicommis mis à la charge du renonçant? Au début, on admit la solution négative (L 29, §2; D., De leg. 2°, L. XXXI) . Mais plus tard un rescrit de Sévère et d'Antonin admit l'affirmative, sauf le cas où le disposant aurait formulé une intention contraire (L. 74; D.,De leg. 1°, L. XXX; —L. 61, §4; D., De leg. 2°, L. XXXI) . Cette décision était du reste fort juste; il est tout naturel que la charge du fidéicommis incombee à ceux qui profitent dr. la renonciation de leur cohéritier (L. 3 pr., D. L. XXIX, t. VII) 1. ”
Alfred Trolley, Étude sur la lésion en droit romain et en droit français (1872)
“ Je dis par les cohéritiers défendeurs, et je le dis à dessein, parce que clest là une chose à remarquer que lorsque les aliénations ou droits réels ont été consentis par le cohéritier demandeur sur les biens mis à son lot dans le partage qu'il attaque, les droits ainsi concédés doivent être maintenus,encorebienqu'ils'agisse d'unealiénation d'immeuble. Car ilne peut avoir le droit, ce demandeur, d'évincerlui-même, en attaquant le partage, ceux auxquels il doit garantie. ”
Henri Capitant,
Les Grands Arrêts de la jurisprudence civile…
(1934)
“ Raudry-Lacantinerie et Wahl, Successions, t. III, n° 3270 ; Laurent, t. X, n° 395) . Ceux qui, au contraire, y voient une conséquence logique de la nature propre du partage retendent aux rapports des cohéritiers et des tiers (Aubry et Rau, t. X, § 625, note 12 ; Capitant, L'indivision héréditaire, Rev. critique, 1924, p. 23 et s. ; Siesse, Contribution à l'étude de la communauté d'héritiers en droit comparé, thèse, Paris, 1922 ; Planiol et Ripert, t. IV, Les successions, par Maury et Vialleton, nos 639, 651) . ”
Alexandre-Paul Seiler, De l'action paulienne en droit romain… (1871)
“ Le mot cohéritiert dans l'art. 857, est pris dans la même acception que celui d'héritier, dans l'art. 843, dont nous avons déjà fait connaître le sens ; il ne concerne, répétons-le, que éeux qui viennent à la succession ab intestat, en vertu de la vocation de la loi. L'héritier bénéficiaire, comme l'héritier pur et simple, comme les successeurs irréguliers, l'héritier en ligne directe comme en ligne collatérale sont habiles à demander le rapport (art. 843) . ”
Augustin-Charles Renouard,
Du Droit industriel dans ses rapports avec les principes du droit civil sur les personnes et sur les choses…
(1860)
“ La qualité de personne civile est attachée aussi à une cohérie, c'est-à-dire à l'ensemble. des cohéritiers investis d'une même succession, tant que leurs intérêts demeurent indivis ; mais c'est là une continuation fictive de la personne du défunt plutôt que la création d'une Personne nouvelle ; la loi, d'ailleurs, en établissant que nul ne pourra être contraint à rester dans l'indivision, a bien marqué qu'elle n'a pas voulu que cette association accidentelle prévalut sur le principe d'individualité. ”
