Résumé

Portrait de Gaius Gaius Institutes... Nouvelle édition considérablement augmentée (1866)

Le caractère essentiel du droit réel consiste en ce que celui à qui il compète est autorisé à produire des actes sur l'objet de son droit, à disposer de la chose en maître, tandis que le droit personnel a pour caractère spécial de tendre immédiatement à contraindre une personne dans sa volonté, à lui faire produire des actes. Le droit réel doit être respecté par tous ; celui qui le violerait s'exposerait à une poursuite; mais l'obligation n'est encourue que par cette violation, n'est qu'un accident qui peut se réaliser ou ne point se réaliser; le droit réel en est indépendant
Source : Gallica

Portrait de Gaius Gaius Institutes... Nouvelle édition considérablement augmentée (1866)

Dans certains contrats, on n'est tenu que de son dol; dans d'autres, on est tenu de son dol et de sa faute. Dans le dépôt et le précaire, on ne répond que de son dol ; on répond de son dol et de sa faute dans le mandat, le commodat, la vente, le gage, le louage ; il en est de même dans le contrat de dot, dans la tutelle, dans la gestion d'affaires (à la vérité, dans ces derniers, on est tenu aussi de soins diligents) ; dans la société et la communauté de biens, on est tenu de son dol et de sa faute.
Source : Gallica

Portrait de Gaius Gaius Institutes... Nouvelle édition considérablement augmentée (1866)

Du reste, pour que le pupille ne soit pas exposé aux embûches après le décès de son père, on est dans l'usage de faire à haute voix la substitution vulgaire, c'est-àdire à l'endroit où l'on institue le pupille héritier, car la substitution vulgaire n'appelle le substitué à l'hérédité que si le pupille ne peut pas être héritier, ce qui arrive lorsqu'il meurt du vivant de son père ; jusque-là on ne peut rien craindre du substitué, puisque tout ce qui est écrit dans le testament reste ignoré pendant la vie du testateur
Source : Gallica

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