Résumé

Léopold Thézard Répétitions écrites sur le droit romain (1864)

Lorsque le mandataire, en exécution de son mandat, contracte avec un tiers ; lorsque, par exemple, il achète une propriété pour le mandant, oblige t-il celui avec lequel il traite vis-à-vis du mandant, et réciproquement? Non : le droit romain n'admettait pas la représentation d'une personne par une autre ; celui-là seul s'oblige et est obligé avec lequel on contracte directement. Ainsi, quand le mandataire achète, c'est à lui qu'appartient l'action empti; c'est contre lui qu'est dirigée l'action venditi; si la tradition de la chose lui est faite, c'est lui qui en devient propriétaire.
Source : Gallica

Léopold Thézard Répétitions écrites sur le droit romain (1864)

Les enfants d'une femme esclave sur laquelle existe un droit d'usufruit doivent-ils appartenir à l'usufruitier ou rester au propriétaire ? L'usufruitier n'y a pas droit, parce que ces enfants ne peuvent être considérés comme des fruits (quia in fructu non sunt) . Justinien en donne pour raison qu'il serait absurde de considérer l'homme comme un fruit, lui pour qui sont faits tous les fruits de la terre. Mais la dignité humaine n'a que faire dans cette question : l'esclavage une fois admis, peu importe à l'esclave qu'il soit la propriété d'un autre homme , à titre de fruit ou autrement.
Source : Gallica

Léopold Thézard Répétitions écrites sur le droit romain (1864)

Il n'y avait point d'action lorsque le délit était commis par un fils envers son propre père, ou par un esclave envers son maître : car il ne peut naître d'obligation entre personnes soumises à la puissance l'une de l'autre. Mais que décider si un fils de famille ou un esclave commet un délit envers une personne qui lui est actuellement étrangère, puis tombe sous la puissance de cette personne, soit par adoption , s'il s'agit d'un fils, soit par acquisition, s'il s'agit d'un esclave?
Source : Gallica

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