“ Rome et ses alliés et les peuples latins. C’est qu’aux yeux de Tellus par vos mènes calmée, Vous valiez plus que Rome et le peuple et l’armée. Servius, le dernier des rois chers aux Romains, Quoique fils d’une esclave, aux honneurs souverains, A force de vertus, s’élevant par lui-même, Ceignit de Quirinus le sacré diadème ! ”
Servius
Définition et enjeux
Citations sur “Servius”
Collin de Plancy,
Dictionnaire infernal
“ Selon Servius, le culte des dieux lares est venu de ce qu’on avait coutume autrefois d’enterrer les corps dans les maisons, ce qui donna occasion au peuple crédule de s’imaginer que leurs âmes y demeuraient aussi, comme des génies secourables et propices, et de les honorer en cette qualité. La coutume s’étant introduite plus tard d’inhumer les morts sur les grands chemins, on en prit occasion de les regarder comme les dieux des chemins. C’était le sentiment des platoniciens, qui des âmes des bons faisaient des lares, et les lémures des âmes des méchants. ”
Paul Prat, Précis d'histoire ancienne (1882)
“ En faisant ses lois, Servius avait un autre dessein; il voulait affaiblir la famille. Dans les centuries, les clients étaient séparés des patrons, et s'habituaient à penser et à voter autrement. Servius soutint quelques guerres contre les peuples qui entouraient Rome ; les terres conquises furent distribuées aux pauvres. Sa mémoire fut si chère au peuple que, longtemps après sa mort, on continua à fêter la naissance de Servius Tullius. Cependant les patriciens étaient mécontents, une conspiration fut formée, et Servius trouva la mort. ”
Fustel de Coulanges,
La Cité Antique
(1927)
“ LES RÉVOLUTIONS partie des tribus nouvelles, figurèrent dans l'acte sacré. Pour la première fois, tous les hommes, sans distinction de patriciens, de clients, de plébéiens, furent réunis; Le roi fit le tour de cette assemblée mêlée, en poussant devant lui les victimes et en chantant l'hymne solennel. La cérémonie achevée, tous se trouvèrent également citoyens. Avant Servius, on ne distinguait à Rome que deux sortes d'hommes, la caste sacerdotale des patriciens avec leurs clients, et la classe plébéienne. ”
Thomas-Pascal Boulage, Conclusion sur les lois des Douze Tables… (1822)
“ I. Avant le règne de Servius, le peuple romain s'assemblait par curies , et il y en avait trente. Dans ces assemblées , les suffrages se comptaient par tête ; ce qui donnait à la populace une influence dangereuse dans les affaires publiques. Servius , pour remédier à ce grave inconvénient, divisa tout le peuple romain en six classes, en raison du revenu de chacun , et chaque classe en un certain nombre de centuries ; en voici le tableau d'après Tite Live ”
Louis Foulon, Vie de monseigneur Vanderburch… (1861)
“ Servius était regardé comme un des pères les plus recommandables de la province belge ; ses grandes vertus le maintinrent toujours dans les charges élevées de son ordre, et lui concilièrent l'affection des personnages les plus illustres du pays. Ce fut lui que Michel d'Esne choisit pour prêtre assistant lorsqu'il célébra sa première messe. Servius mourut à Douai après trois jours de maladie à l'âge de 74 ans. répugnance naturelle, il reconnut que Dieu avait sur lui d'autres desseins. ”
Joseph-Louis-Elzéar Ortolan,
Législation romaine. Edition 10
(1876)
“ Rien de cela n'existe encore à l'époque de Servius, et les tribus; urbaines contiennent la population de la ville sans distinction. 17. Les lois royales (leges regioe) . — Leur collection par Papirius (Jus civile Papirianum ou lex Papiria) 76. (An 220.) La période royale est près d'expirer; et l'histoire du droit, sur l'autorité du jurisconsulte Pomponius, confirmée par quelques autres témoignages, place ici, au temps de Tarquin le Superbe, successeur de Servius, un monument littéraire qui aurait été comme le code de cette période. ”
Ambroise Rendu, Histoire ancienne (1853)
“ Il augmente le sénat, défait les Latins et les Etrusques, revient en triomphe ; il est assassiné (578) par les fils d'Ancus. 228. Servius, fils d'esclave et roi (578) , défaitles Latins, place Rome à la lèle de la confédération latine, opère des réformes politiques, crée les comices par centuries où l'influence appartient à la richesse. — Servius est assassiné par son gendre (534) . 229. Tarquin le Superbe (534-510) , tyran cruel mais habile, fonde le Capitole, établit les Féries latines, étend la suprématie romaine, fait la guerre contre les Volsques. ”
Jean-Jacques Ampère,
L’Histoire romaine à Rome
“ Légende sabine sur Servius Tullius. — Mastarna. — Servius Tullius élu par le sénat. — Culte et temple de la Fortune, dévotion de l’aventurier à la Fortune. — Les Compitalia, fête des Lares, politique de Servius. — Rome, ville latine ; Rome mise à la tête des populations latines ; temple de Diane. — Opposition des Sabins, supercherie religieuse. — Première enceinte de toute la ville ; Rome existe. XVIII. SUITE DE SERVIUS TULLIUS Institutions de Servius. ”
Adolphe Bréant de Fontenay, Encyclopédie nationale, par A. Bréant… (1844-1850)
“ Servius, pour éblouir le peuple, et pour connaître les forces de son Etat, représenta dans une assemblée que le nombre des habitants de Rome et leurs richesses étant considérablement augmentés par cette foule d'étrangers qui s'étaient établis dans la ville, il ne lui paraissait pas juste qu'un pauvre citoyen contribuât autant qu'un plus riche aux charges de rÉtat ”
Charles Rollin,
Oeuvres Completes de Rollin Tome 1
(1845)
“ On aperçoit dans cette coutume établie par Servius, d'admettre au rang des citoyens les esclaves affranchis, un caractère de bonté, d'humanité , d'équité, qui a toujours distingué les Romains; et en même temps un fonds de sagesse el de politique qui fait beaucoup d'honneur à ce prince. Sans parler du nombre, considérable de citoyens que celte loi a donnés à la république , de combien d'excellents sujets en tout genre ne l'a-t-elle point enrichie ! ”
Denis Serrigny, Droit public et administratif romain… (1862)
“ Il y avait certaines classes de personnes sujettes au service militaire pour leur compte personnel et à raison de leur condition : tels étaient les fils de militaires 3 ou de vétérans 4. Dans le cas de nécessité pour repousser les attaques des ennemis, tous les hommes libres étaient soumis au service militaire 5. 387. Le roi Servius n'avait admis dans les armées que les citoyens possédant au moins onze mille as, reléguant dans la marine les censitaires qui n'atteignaient pas cette somme 6. ”
Émile Bousquet, Histoire de Servian
“ Servian était un prieuré-cure relevant du Chapitre Castrum de Cerviano. L’existence de la paroisse à cette époque reculée indique que ce lieu était déjà habité. On sait que tour à tour, les Volces, les Ibères, les Gaulois avaient occupé nos pays ; plus tard, la conquête romaine s’était étendue sur notre territoire. La Septième Légion avait donné son nom au pays : Bitterae Septimanorum ; les Vétérans, en s’établissant sur le sol, cultivaient les terres fertiles. ”
Émile Bousquet, Histoire de Servian
“ Le Père Sylvestre eut un plein succès à Servian et l’œuvre qu’il y établit dura plusieurs siècles. L’institution est avant tout une Confrérie, c’est-à-dire une association chrétienne. C’est une réunion de frères dans le but de se sanctifier avec plus de facilité. D’où prières communes, cérémonies célébrées en grande pompe, costume spécial, propre à tous les Pénitents de ce temps-là. ”
Y. Leroy, Paroisse de Saint-Mathieu de Quimper… (1898)
“ Je vous déclare qu'en prêtant le serment qu'on exige de moi, je renoncerais à la Religion catholique, apostolique et romaine ; que mon refus est un hommage que je dois à la foi, un exemple que je dois aux chrétiens ; que le serment serait un scandale aux yeux de tous les catholiques dont les regards sont fixés sur leur Pasteur ; que je refuse le serment qu'on exige de moi, avec d'autant plus de satisfaction, que je le fais en présence d'un peuple vertueux, à qui rien n'est plus cher que la Religion de ses ancêtres, et qui veut vivre et mourir dans le sein de l'Église romaine. ”
Eugène Sue,
Les Mystères du peuple
“ Le moine romain haussa encore les épaules et reprit : — Quelle est la vie des vilains et des serfs dans les seigneuries laïques ou ecclésiastiques ? — Leur vie est atroce. — De toutes les servitudes, laquelle leur pèse davantage ? n’est-ce pas d’être enchaînés à la glèbe ? de ne pouvoir faire un pas hors des limites du territoire de leur seigneur ? ”
Émile Bousquet, Histoire de Servian
“ Les Confréries à Servian La vie chrétienne se manifeste par la dévotion et donne naissance aux Associations pieuses. Nous rencontrons à Servian les confréries des Pénitents et de Saint-Jacques. Un ancien tableau mentionne une confrérie du Saint-Sacrement et une autre du Rosaire. Les documents anciens ont pu être retrouvés pour Les Pénitents Blancs. La fin du XVIe siècle est une époque de renouveau pour la foi catholique. Le Concile de Trente porte ses fruits. De tous les côtés surgissent des ordres religieux nouveaux correspondant aux nombreux besoins des temps ”
William Shakespeare,
Œuvres complètes de Shakespeare…
“ Entre un serviteur. Antoine. — Eh bien, qu’y a-t-il, l’ami ? Le serviteur. — Seigneur, Octave est déjà arrivé à Rome. Antoine. — Où est-il ? Le serviteur. — Lui et Lépidus sont à la maison de César. Antoine. — Et j’y vais aller de ce pas pour le voir : il vient fort à souhait. La Fortune est de bonne humeur, et dans les dispositions où elle se trouve, elle nous donnera tout ce que nous voudrons. Le serviteur. — Je lui ai entendu dire que Brutus et Cassius se sont enfuis, poussant leurs chevaux comme des fous à travers les portes de Rome. ”
“ Apprenez par ces registres avec quelle exactitude cet illustre citoyen rendit les comptes. Lis : COMPTE RENDU DE P. SERVILIUS. Vous voyez comme on a consigné ici non seulement le nombre des statues, mais encore la grandeur, l’attitude, l’extérieur de chacune. Certes ! les jouissances de la vertu et de la victoire sont bien supérieures à cette volupté que produisent les passions et la cupidité satisfaites ! Je puis affirmer que Servilius conserve avec plus de soin l’état et la description de toutes ces dépouilles dont il a enrichi le peuple romain, que vous la liste de vos rapines. ”
Saint Augustin,
Discours sur les psaumes : Psaumes XI à XX
“ Mais Dieu les arrose, lui qui « fait croître le foin sur les montagnes, et l’herbe pour les hommes tenus à la servitude ». Quelle servitude ? Écoutez saint Paul. « Nous sommes », dit-il, « vos serviteurs à cause de Jésus-Christ [437] ». Voilà qu’il s’appelle serviteur, celui qui disait : « Est-ce une grande chose, qu’après avoir semé parmi vous les biens spirituels, nous récoltions quelque peu de vos biens charnels ? » Nous sommes en effet des serviteurs pour vous, mes frères. Que nul d’entre nous ne se dise plus grand que vous. Nous serons plus grands si nous sommes plus humbles. ”
Oscar Havard,
Le Moyen âge et ses institutions
(1876)
“ Si le corps reste serf, s'il doit encore fertiliser la terre de ses sueurs pour livrer au maître tous les fruits qu'elle lui donne, du moins il n'est plus lié qu'au sol. Plus heureux que l'esclave romain, obligé de subir le contact trop souvent avilissant du noble Quirite qui le possède, le serf ne vit pas sous le toit du seigneur, mais sous l'azur de Dieu. ”
J. Riché, L'abbé Perreyve : un modèle de vie sacerdotale (1910)
“ Je vous dis, en vérité, que le serviteur n'est pas plus grand que son maître, ni l'apôtre plus grand que celui qui l'a envoyé. Si moi, qui vous envoie, je viens de me faire votre serviteur, vous devez être les serviteurs de tous les autres hommes. ”
Monseigneur Gonindard et son sacre dans l'église primatiale de Saint-Jean… (1885)
“ Nous vous prions donc Seigneur, de recevoir favorablement cette offrande de notre servitude, qui est aussi l'offrande de toute votre famille, que nous vous présentons encore pour votre serviteur, lequel vous avez daigné élever à l'ordre de l'Episcopat. Nous vous supplions de conserver en lui vos dons par votre bonté, afin qu'il accomplisse par un effet de votre puissance ce que vous lui avez donné par votre grâce. Et quant à nous, faites que nous jouissions de votre paix pendant cette vie, et qu'étant préservés de la damnation éternelle, nous soyons du nombre de vos élus ”
Henry-Joseph Crelier, L'ours devenu pasteur ou La persécution bernoise dans l'ancien évêché de Bâle… (1874)
“ Je le crains fort, et si vous y réfléchissez, vous serez obligés de convenir que ce n'est pas sans raison. Que ce soit donc pour vous une résolution bien arrêtée de ne faire désormais ce serment que sous la réserve expresse des droits de l'Eglise catholique romaine. En somme, quoi qu'il puisse arriver, n'oubliez jamais cette maxime de saint François de Sales : Rien contre Dieu ! ni celle-ci de Jésus-Christ : Que servirait à l'homme de gagner le monde entier et de perdre son âme ? ”
Philarète de Moscou,
Entretiens d’un sceptique et d’un croyant sur l’orthodoxie de l’Église orientale
“ C. — Les évêques de l’Église primitive, conservant dans leur mémoire les paroles de Jésus-Christ : « Quiconque voudra être le premier entre vous, qu’il soit votre serviteur [92] , » se considéraient sans doute chacun comme le dernier serviteur. Il faut admettre pour certain que la question : à qui d’entre eux appartenait la primauté, n’était venue dans l’esprit d’aucun d’eux, tant que les apôtres vivaient encore et jusqu’à ce que des conciles nombreux commencèrent à s’assembler. ”
Antonin Lhoumeau, La vie spirituelle à l'école du Bx L.-M. Grignion de Montfort… (1926)
“ Ainsi se justifie ce titre de serviteur sous lequel les prophètes l'ont annoncé ; titre qui ne l'affecte pas à raison de sa personne divine, mais de son Humanité dans laquelle il rend à son Père révérence, amour, soumission et service. La très Sainte Vierge se reconnaît, elle aussi, l'esclave du Seigneur. ancilla Domini. A l'exemple du divin Maître, les apôtres se proclament esclaves du Christ : « Paul, esclave du Christ. » Et c'est ce même esprit apostolique qui fait dire aux successeurs de saint Pierre : « Serviteur (mot à mot esclave) des serviteurs de Dieu : » Servus servorum Dei. ”
Nicholas Wiseman,
Fabiola, ou L'Église des catacombes
(1879)
“ Et toi, qui es-tu ? dit le préfet à Rusticus. – De fait, je suis un esclave de César, répondit le prisonnier ; mais en devenant chrétien, j'ai été affranchi par le Christ lui-même ; et, par sa grâce et sa miséricorde ; j'ai été admis à partager les mêmes espérances que ceux que vous voyez ici. Alors, se tournant vers un saint prêtre, Lucianus, vénérable par son âge et ses vertus, le juge lui parla ainsi : – Allons, obéis aux dieux et aux édits impériaux. – Nul, répliqua le vieillard, ne peut être repris ou ondamné pour obéir aux préceptes de Jésus-Christ notre Sauveur. ”
Émile Bousquet, Histoire de Servian
“ Pour quelques prêtres qui prêtèrent le serment, le plus grand nombre demeura fidèle à l’Église, préférant l’exil à la trahison. Nous avons déjà vu l’abbé Augié, curé de Servian, et son vicaire Vabre, partir pour l’exil. L’abbé Espic se distingua par son zèle. Nommé curé de Servian en 1804, le 15 mars ; il mourut en 1805, le 15 avril, âgé de 68 ans ; plus usé par l’exil que par le ministère. Il est enseveli dans les fonds baptismaux, sous l’ancienne porte d’entrée de l’église, comme le demande son testament. Il avait laissé 50 francs de rentes aux pauvres ”
Comtesse de Ségur,
Comédies et proverbes
(1865)
“ Prenez des serviteurs chrétiens si vous désirez être bien servis ; l’amour de Dieu disposera le serviteur chrétien à aimer son maître ; la fidélité envers Dieu rendra le serviteur fidèle envers son maître. L’habitude du service de Dieu donnera au serviteur l’intelligence et la volonté du service de son maître. ”
Antoine Madrolle, Manifeste de l'Église romaine dans le monde politique… (1845)
“ DE L'ÉGLISE ROMAINE. 263 « La discorde, dit Hésiode, fille de la Nuit, enfanta les pénibles travaux, les querelles, les paroles captieuses, les discours ambigus, le mensonge, et enfin le Serment » : c'est-à-dire le remède au mal, dont le mal est la cause. Le Savant du Paganisme qui connut le mieux les deux histoires grecque et romaine, Denys d'Halicarnasse, disait au dernier siècle de l'ère ancienne : « La dernière pensée admise par les hommes en société, Grecs ou Barbares (*) et que le temps n'effacera jamais, est le Serment, où l'on met les dieux cautions et « même parties au contrat. » ”
Denis Serrigny, Droit public et administratif romain… (1862)
“ A ce sujet, nous rechercherons le principe politique admis par la législation de l'empire en matière de religion, le mode de nomination des évêques et des prêtres, la compétence des évêques, la condition des moines et des religieuses, le droit d'asile et les priviléges des biens de l'Eglise. On verra comment était résolue par le droit romain la célèbre question, tant agitée de nos jours, du mariage des prêtres. Tout ce qui précède comprend le personnel administratif de l'empire. ”
