Résumé

Antoine Madrolle Manifeste de l'Église romaine dans le monde politique… (1845)

Nous l'appelons Manifeste, parce que c'en est un, s'il y en a un ; —de l'Eglise Romaine, parce que, dans l'Eglise, éminemment généreuse et humanitaire, si tous sont comme un seul, un seul est comme tous.
«Il est des temps où un seul a plus d'esprit que tout le monde », disait le Prince de Talleyrand, qui n'était plus même un évêque, et qui se croyait, seul, tout le monde.
Notre Manifeste est encore celui de l'Eglise Romaine, en un sens : — c'est que nous ne disons pas un Principe, souvent pas un mot, qui ne soient d'elle, et surtout pour elle, alors surtout qu'il semblera contre elle.
Source : Gallica

Antoine Madrolle Manifeste de l'Église romaine dans le monde politique… (1845)

Vos vengeances ô mon Dieu, se préparent encore de nouvelles victimes : ses derniers soupirs soufflent la douleur et la mort dans le coeur de son royal époux, le duc de Bourgogne. Les cendres du jeune prince se hâtent de s'unir à celles de son épouse ; il ne lui survit que les momens rapides qu'il faut pour sentir qu'il l'a perdue ; et nous perdons avec lui les espérances de sagesse et de piété qui devaient faire revivre le règne des meilleurs rois et les anciens jours de paix et d'innocence.
Source : Gallica

Antoine Madrolle Manifeste de l'Église romaine dans le monde politique… (1845)

Ainsi je remercie le Dieu éternel de n'avoir pas permis que je périsse ni par une conspiration, ni par les douleurs d'une longue maladie, ni par la cruauté d'un tyran. J'adore sa bonté sur moi, de ce qu'il m'enlève du monde par un honorable trépas, au milieu d'une course glorieuse : puisque, à juger sainement les choses, c'est une lâcheté égale de souhaiter la mort, lorsqu'il serait à propos de vivre, et de regretter la vie, lorsqu'il est temps de mourir.
Source : Gallica

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