Résumé

François Albouys Dictionnaire critique des erreurs du XIXe siècle… (1829-1836)

Qu'entendent donc les philosophes du jour par intolérance? Ils ne peuvent entendre autre chose qu'une croyance fixe, qui fait rejeter toute doctrine qui lui est opposée. Celui qui est théiste par croyance, et non pas seulement par opinion , ne peut tolérer l'athéisme ; celui qui croit à une révélation, comme le chrétien , le juif et le mahométan , ne peut tolérer le déisme. Le juif ne tolère pas le christianisme; le chrétien ne tolère ni le judaïsme , ni l'islamisme ; le catholique ne tolère pas l'hérésie, et celle-ci, si elle est conséquente, ne peut tolérer le catholicisme.
Source : Gallica

François Albouys Dictionnaire critique des erreurs du XIXe siècle… (1829-1836)

Il n'en fut pas moins apostat, parce que, après avoir professé la religion de JésusChrist, il l'abandonna pour suivre le culte des idoles ; et quand il n'aurait pas été apostat , en serait-il plus digne de la vénération de ses apologistes? Un homme qui a la lâcheté de dissimuler la religion qu'il professe au fond de son coeur, surtout, lorsqu'il n'a point pour excuse, comme Henri IV, lors de sa première conversion, son extrême jeunesse et un péril imminent de mort, est-il plus digne d'estime que celui qui quitte la vraie religion pour en embrasser une fausse ?
Source : Gallica

François Albouys Dictionnaire critique des erreurs du XIXe siècle… (1829-1836)

La vertu, qui, selon le philosophe dont nous parlons, convient aux seules républiques, n'est pas la vertu que tous les hommes peuvent pratiquer sous tous les gouvernements, et dans la liberté comme dans l'esclavage; celle qui, excitée par des sentiments religieux, apprend aux hommes à aimer leur patrie et leur souverain, à remplir les devoirs de leur état, et à obéir aux puissances. La vertu dont parle Montesquieu est cet amour du bien public, qui fait oublier son propre intérêt pour celui de l'État
Source : Gallica

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