Création des croisades

Définition et enjeux

Portrait de Gabriel Monod Gabriel Monod Histoire de l'Europe, et en particulier de la France de 395 à 1270… (1891)

L'échec était douloureux, surtout pour la France. Elle avait pris à ces guerres la plus grande part; elle y avait prodigué son sang le plus généreux ; elle avait fondé en Palestine de florissantes colonies; elle y avait porté sa civilisation, ses guerriers, ses jurisconsultes; c'est en sa langue et par ses chroniqueurs qu'avait été contée l'histoire des croisades. On a dit justement que les croisades étaient « la geste de Dieu accomplie par les Francs » ; elle souffrit d'autant plus du désastre. Mais il atteignit aussi les autres Etats chrétiens.
Source : Gallica

A. Geffroy Revue des Deux Mondes

Cependant voici que les nouveaux historiens des croisades demandent si l’état politique de la terre-sainte, vers l’an mille, sous la domination arabe, était vraiment si inquiétant. On dirait, à lire les manuels, que depuis la conquête arabe sous Omar, en 635, jusqu’à la première croisade authentique (1095) , c’est à-dire durant quatre siècles et demi, la condition des chrétiens d’Orient fut ce long martyre dont les échos accumulés auraient soulevé l’Europe. Rien n’est plus faux.
Source : Wikisource

Portrait de Saint-Marc Girardin Saint-Marc Girardin Revue des Deux Mondes

Les papes, qui n’ont jamais abandonné l’idée des croisades, ont, sous Pie V, une grande part à cette victoire de Lépante (1571) qui met à la fortune conquérante des Turcs une borne qu’elle n’a plus franchie, et en-deçà de laquelle elle a sans cesse reculé. Glorieux privilège et grande leçon pour l’Italie d’avoir son nom mêlé à toutes les grandes revendications de l’Europe sur l’Orient avant, pendant et après les croisades ! Dans l’Occident, les croisades ont été un accès d’héroïsme religieux et chevaleresque qui à duré à peu près deux cents ans.
Source : Wikisource

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