Première croisade

Définition et enjeux

Portrait de Jean-Joseph-François Poujoulat Jean-Joseph-François Poujoulat Histoire des croisades : abrégée à l'usage de la jeunesse (1882)

La croisade profita à la situation intérieure de l'Europe ; les guerres particulières et les fléaux de l'anarchie féodale cessèrent. Toutes les haines se confondirent dans une seule, la haine contre les ennemis du christianisme. Il y avait dans cette disposition universelle de grands éléments de paix et de civilisation.
La première croisade révéla l'Orient à l'Occident, et cette rencontre
de deux sociétés qui ne s'étaient jamais connues dut naturellement donner quelque élan à l'intelligence européenne.
Source : Gallica

Louis Gaultier Leçons de chronologie et d'histoire de l'abbé Gaultier… (1875)

On a pu remarquer combien avait été prédominant le rôle de la France dans la première croisade. L'Allemagne et l'Italie étaient occupées de la querelle des investitures ; l'Angleterre subissait avec peine encore la conquête normande ; l'Espagne poursuivait sa lutte contre les Maures. Ce fut de la France que partit le signal : la croisade prêchée par un moine français, Pierre l'Ermite, fut proclamée par un pape français, Urbain II, dans un concile tenu au centre même de la France, à Clermont.
Source : Gallica

Charles Barthélemy Erreurs et mensonges historiques… (1878)

L'Église voulut transformer les instincts belliqueux qu'elle ne pouvait arracher du cœur de ses enfants.
Après la chevalerie, ou plutôt en même temps, étaient nées les croisades, qui furent la suite nécessaire de l'institution de la paix et trêve de Dieu. Les croisades furent comme le couronnement du XIe siècle. Le pape Urbain, dans le sermon qui précéda la première croisade, prêcha d'abord la paix; puis, pour mieux assurer cette paix entre les chrétiens, dirigea vers l'Orient l'ardeur guerrière des Français.
Source : Gallica

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