Résumé

Jean de Joinville Les chroniqueurs français, Villehardouin… (1910)

Et, pour exemple, quand un roi ou un prince est prisonnier, et il a peur de mourir en prison, a il rien si cher au monde qu'il ne baillât pour sortir? Il baille le sien et celui de ses sujets, comme vous avez vu du roi Jean de France, pris par le prince de Galles à la bataille de Poitiers, qui paya trois millions de francs, bailla toute Aquitaine, au moins ce qu'il en tenait, et assez d'autres cités, villes et places, et comme le tiers du royaume, et mit ce royaume en si grant pauvreté que il y courut longs temps monnaie comme cuir qui avait un petit clou d'argent.
Source : Gallica

Jean de Joinville Les chroniqueurs français, Villehardouin… (1910)

Aimerigot Marcel en ses plus grandes tribulations se avisa qu'il avait en Auvergne un sien cousin germain, écuyer et gentil homme, lequel on nommait Tournemine, et que il irait devers lui et lui remontrerait toutes ses besognes et prendrait conseil de lui. Si comme il le devisa, il le fit. Il s'en vint, lui et son page tant seulement, chez ce Tournemine et entra au châtel. Il cuida trop bien être arrivé, à cause du lignage, mais non fut. Cet écuyer nommé Tournemine n'était pas bien en la grâce du duc de Berry, mais le haïssait, et bien le savait l'écuyer, si en était plus douteux.
Source : Gallica

Jean de Joinville Les chroniqueurs français, Villehardouin… (1910)

Mort du marquis Boniface de Montferrat.
Quand le marquis fut à Messinople, ne tarda mie plus de cinq jours qu'il fit une chevauchée, par le conseil aux Grecs de la terre, en la montagne de Messinople, plus d'une grand journée loin. Et comme il eut été en la terre et vint au partir, les Bougre [Bulgares] de la terre se furent assemblés ; et virent que le marquis fut à peu de gent. Et viennent de toutes parts, si s'assemblent à sa rière garde. Et quand le marquis ouït le cri, si saillit en un cheval tout désarmé, un glaive en sa main.
Source : Gallica

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