Geoffroy de Villehardouin, Les chroniqueurs français du moyen-âge… (1893)
“ Si Commynes n'a pas la naïveté qui nous fait aimer Joinville, ni les qualités brillantes qui donnent tant de charme aux récits de Froissart, il se recommande par un mérite d'un genre plus élevé : c'est la force de la pensée, que nous avons déjà constatée, mais à un moindre degré, dans Villehardouin. Il n'a pas, comme le chanoine de Chimay, cette curiosité qui s'attarde aux spectacles extérieurs, et se laisse prendre à la duperie des choses ; il cherche plutôt ce que les hommes redoutent de laisser voir, et il scrute les raisons et le sens des événements. ”
