Geoffroy de Villehardouin

Résumé

Geoffroy de Villehardouin Les chroniqueurs français du moyen-âge… (1893)

Si Commynes n'a pas la naïveté qui nous fait aimer Joinville, ni les qualités brillantes qui donnent tant de charme aux récits de Froissart, il se recommande par un mérite d'un genre plus élevé : c'est la force de la pensée, que nous avons déjà constatée, mais à un moindre degré, dans Villehardouin.
Il n'a pas, comme le chanoine de Chimay, cette curiosité qui s'attarde aux spectacles extérieurs, et se laisse prendre à la duperie des choses ; il cherche plutôt ce que les hommes redoutent de laisser voir, et il scrute les raisons et le sens des événements.
Source : Gallica

Geoffroy de Villehardouin Les chroniqueurs français du moyen-âge… (1893)

Mais c'est par-dessus tout le guerrier que Joinville, en vrai chevalier qu'il était lui-même, nous montre sous des traits ineffaçables. Les qualités d'un capitaine sont le courage -dans la lutte, le sang-froid dans les périls, la patience dans les adversités. Saint Louis possédait ces trois qualités au plus haut degré. A Taillebourg, il n'hésita pas à passer sur un pont de pierre très étroit pour attaquer les Anglais, et il le fit avec une telle impétuosité, qu'une fois arrivé devant les ennemis, il n'avait pu être suivi que d'une poignée d'hommes.
Source : Gallica

Geoffroy de Villehardouin Les chroniqueurs français du moyen-âge… (1893)

C'est que dans Froissart c'est l'imagination qui domine, et dans Commynes c'est la réflexion.
Mais comme le sire d'Argfnton l'emporte sur son devancier par la puissance du raisonnement ! Il ne peut raconter quelque événement important sans en tirer des considérations, et sans les communiquer au lecteur. Alors il se retrouve lui-même avec tous ses moyens. Il a dans ce moment une telle facilité de verve, qu'il oublie son récit pour développer ses réflexions pendant des pages, quelquefois même des chapitres entiers.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature