Renée de La Richardays

Résumé

Renée de La Richardays Isabelle de France et la Cour de Saint-Louis… (1872)

Marguerite de Provence avait apporté au milieu de cet air sain, mais un peu âpre, les doux parfums du Midi ; elle était venue jeune, enfant, enjouée, poétique, et sa piété méridionale n'avait pas été troublée par les éloges des troubadours, ni par les plaisirs « du gai savoir. » Elle apportait à la cour de France un charme inconnu jusque-là; l'austérité de saint Louis, la sévérité de Blanche de Castille, l'éloignement où la jeune reine se trouva de tout ce qui touchait au gouvernement, cette cour sans femmes, amenèrent un changement complet dans son existence.
Source : Gallica

Renée de La Richardays Isabelle de France et la Cour de Saint-Louis… (1872)

Pour cela il faut qu'elle quitte sa chère solitude, qu'elle retranche une partie de ses pieux exercices : car la vie de la sœur de saint Louis est devenue, au milieu de la cour, celle d'une fervente religieuse. Mais les saints savent admirablement quitter Dieu pour Dieu et se faire tout à tous. C'est ce que fera notre douce héroïne.
La vie d'Isabelle de France fut si humble, si peu mêlée aux événements de son époque, que nous ne pouvons que de loin en loin retrouver l'empreinte de sa pure image, le parfum de son angélique sainteté, qui augmentait tous les jours.
Source : Gallica

Renée de La Richardays Isabelle de France et la Cour de Saint-Louis… (1872)

Jeûner trois fois par semaine semblait à la reine audessus des forces d'une personne aussi jeune ; mais, respectant en elle l'esprit de Dieu, au lieu de commander à son obéissance, elle tendait un piège à sa charité, et combattait ainsi une vertu par une vertu.
La reine Blanche, dans son ingénieuse tendresse, offrait de riches aumônes à Isabelle pour ses pauvres chaque fois que la princesse ajoutait quelque chose à sa nourriture insuffisante.
Source : Gallica

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