Alphonse Vétault

Résumé

Alphonse Vétault Suger ; par Alphonse Vétault,.… (1878)

Quelle peine a méritée le comte Thibault? Quelle ïduie a-t-il commue? Si c'est un crime d'aiuier la justice et de haïr l'iniquité, on ne peut l'excuser. Si c'est un crime de rendre au roi ce qui est au roi, et à Dieu ce qui est à Dieu, on ne peut l'excuser. En effet, son grand et premier crime, c'est d'avoir, sur votre ordre, donné aille à l'archevêque de Bourges : voilà le sang dont on veut tirersur lui vengeance. Ceux qui rendent le mal pour le bien le déchirent parce qu'il pratique la vertu.
Source : Gallica

Alphonse Vétault Suger ; par Alphonse Vétault,.… (1878)

Pour comble d'embarras, l'abbé de Saint-Corneille, à qui pouvaient s'adresser les mêmes blâmes qu'à sa communauté, était Philippe de France, un des frères du roi. Cette abbaye, « une des plus nobles des Gaules si le dérèglement de ses chanoines ne l'avait déshonorée 1, » jouissait d'immenses privilèges : elle était notamment affranchie de toute suprématie épiscopale, et ne relevait que du saint-siége.
A raison même de cette situation exceptionnelle, le pape en prescrivit la réforme urgente et radicale, que Suger s'empressa d'accomplir.
Source : Gallica

Alphonse Vétault Suger ; par Alphonse Vétault,.… (1878)

Trois grandes puissances concoururent à cette cèuvre : l'Église, par les principes essentiellement contraires à l'oppression féodale, qui sont l'essence de sa doctrine et qu'elle fit peu à peu triompher; la classe pauvre, par sa lutte ardente contre un despotisme démoralisateur qui n'avait d'autre principe que la force brutale; enfin la royauté, instrument choisi par Dieu
pour représenter la puissance, à côté des autres agents en qui se personnifiaient les deux éléments supérieurs et éternels de la civilisation : la vertu et le droit. On verra comment ce triple mouvement fut servi par Suger.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature