Résumé

Ernest Menault Suger : agriculteur, abbé de Saint-Denis… (1884)

Louis VII qui, un instant, avait douté de Suger, fut tellement heureux de retrouver la France si prospère, que, lorsqu'il reparut au milieu du peuple français avec Suger à ses côtés, il lui donna publiquement le titre de Père de la Patrie. Ce titre fut ratifié par tous les Français.
Suger fut ainsi noblement récompensé de toutes ses peines. Son plus grand bonheur fut d'être déchargé de la lourde responsabilité dont le roi l'avait investi; mais quoique n'étant plus régent, il n'en conserva pas moins toute l'autorité; tout passa par ses mains.
Source : Gallica

Ernest Menault Suger : agriculteur, abbé de Saint-Denis… (1884)

« Ni dans les temps anciens, dit Suger, ni à beau-
coup des époques de nos temps modernes, la France n'a rien fait de plus brillant. Jamais elle n'a montré plus glorieusement jusqu'où va l'éclat de sa puissance, quand les forces de tous les membres sont réunies. Dans ce moment, en effet, son roi triompha de l'empereur d'Allemagne et du roi d'Angleterre.
Aussi, ajoute l'abbé, la terre se tut devant la France et presque tous ceux qu'elle pouvait atteindre s'empressèrent de rentrer en grâce avec elle et de lui tendre la main en signe d'amitié. »
Source : Gallica

Ernest Menault Suger : agriculteur, abbé de Saint-Denis… (1884)

Il avait l'esprit trop pénétrant pour ne pas comprendre que le roi lui envoyait non pas seulement les conseils de Baudouin, mais un associé à sa régence, et certaines précautions de style laissaient assez pénétrer dans la lettre une défiance dont le régent connut bientôt la cause. Des esprits jaloux, mal intentionnés, l'avaient calomnié auprès du roi. Suger avait trop l'expérience des hommes pour s'arrêter à des calomnies : il redoubla de soins, de zèle ; il avertit le comte de Vermandois, qui avait l'intendance de toutes les affaires de la guerre, de se tenir prêt avec de bonnes troupes
Source : Gallica

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