Ernest Menault

Élements biographiques

Ernest Menault Histoire agricole du Berry, monographie agricole du Cher… (1890)

Une des plaies les plus vives et les plus profondes de notre agriculture du Centre, c'est l'inconstance, l'amour du changement, l'absence de tout attachement de nos aides agricoles. Sous le plus léger prétexte, quelquefois sans autre motif que le besoin de changer de place, nos serviteurs nous abandonnent. Plus de dévouement pour le maître, plus de zèle pour le bien de l'exploitation, plus de soins assidus pour le bétail qui dépérit sous la main d'un serviteur brutal ou insouciant. C'est là, messieurs, un mal immense que les comices agricoles s'efforcent de combattre ou de détruire.
Source : Gallica

Ernest Menault L'intelligence des animaux (7e édition… (1899)

Comme nous, les oiseaux ne manifestent jamais plus de sentiment, d'intelligence, de poésie dans leur langage qu'au printemps de la vie.
Ah ! c'est que la puissance d'aimer, cette sublime exaltation du coeur, cette force impétueuse
impétueuse tout notre être, rend forts les plus faibles, intelligents les plus simples et porte le feu sacré dans les imaginations les plus obtuses : l'amour est ailé. L'oiseau est tout aile et toute tendresse. Lui seul aime pour aimer.
Source : Gallica

Ernest Menault L'intelligence des animaux (7e édition… (1899)

L'oiseau a de plus que nous une troisième paupière qui circule entre les deux autres, couvre tout le globe de l'oeil, le parcourt sans cesse pour le tenir propre et brillant comme un verre de lorgnette, et lui sert à la fois de frottoir et de rideau contre l'effet des rayons lumineux. Il est probable qu'un oeil aussi bien organisé doit servir admirablement l'intelligence de l'oiseau, dans ses migrations, dans ses voyages périodiques aux contrées les plus lointaines.
Après la vue, l'ouïe paraît être le second sens de l'oiseau, c'est-à-dire le second pour la perfection.
Source : Gallica

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