Résumé

Ernest Menault Angerville-la-Gate (village royal… (1859)

On a pu juger, par la suite de toute notre histoire, qu'à part les vicomtes de Mérinville qui furent véritablement de grands seigneurs, et les abbés de Saint-Denis dont l'influence s'exerçait de loin et de haut, la noblesse du pays ne s'élevait guère au-dessus du niveau de la haute bourgeoisie. Les petits nobles d'Angerville, devenus pour la plupart feudataires des abbés de Saint-Denis, puis ensuite des dames de Saint-Louis, n'étaient pas de ceux dont les têtes, suivant la comparaison du poète latin, s'élèvent au-dessus des autres.
Source : Gallica

Ernest Menault Angerville-la-Gate (village royal… (1859)

Nous
avons vu quelles violences existaient dans notre Beauce au temps des seigneurs de Méréville et du Puyset. Cet esprit d'indépendance avait puissamment contribué à arrêter les ressources de l'agriculture ainsi que celles du travail, qui ne peuvent s'accroître que par une organisation forte et bien réglée. Incapable d'habitudes pacifiques, dépourvu des connaissances qu'exigent une bonne administration et une sage économie financière, le seigneur ne savait guère retirer de ses domaines que les produits dont la nature fait à elle seule tous les frais.
Source : Gallica

Ernest Menault Angerville-la-Gate (village royal… (1859)

C'est ainsi que nous avons vu M. Delpech, sorti des rangs du peuple, s'élever à la dignité de conseiller au Parlement et devenir un des seigneurs les plus puissants de son temps. L'instruction, en effet, a été pour le village la plus grande cause d'affranchissement; elle a donné à l'homme plus de liberté, plus d'indépendance que toutes les concessions antérieures, car celui-là seul est libre qui ne relève que de lui - même.
Source : Gallica

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