Pierre Lanéry d'Arc

Résumé

Pierre Lanéry d'Arc Du Franc aleu (1888)

Il est certain que, si l'aleutier puissant a été un protecteur, par le fait même qu'il était souverain chez lui et ne dépendait de personne, il a dû aussi, souvent tourner au despotisme. L'aleu était une terre indépendante qui ne devait de service à personne, bien. Mais il ne faudrait pas croire que les terres alodiales fussent franches pour tous. Il faut au contraire se persuader de ce principe que, si l'aleu était franc par en haut, son propriétaire, par en bas, pouvait percevoir sur ses tenanciers tous les droits qui lui plaisaient.
Source : Gallica

Pierre Lanéry d'Arc Du Franc aleu (1888)

Quand un seigneur voulait affranchir un fief de sa mouvance, il devait donc obtenir l'autorisation de tous les seigneurs supérieurs, car il ne pouvait pas dépendre de lui seul de diminuer les honneurs dont jouissaient les seigneurs au-dessus de lui. S'il affranchissait sans cet assentiment, l'affranchissement équivalait à une simple renonciation qui transférait la mouvance de cet héritage au dominant immédiat ; si celui-ci en usait de même, la mouvance remontait encore et ainsi de suite jusqu'au roi, sommet de la féodalité.
Source : Gallica

Pierre Lanéry d'Arc Du Franc aleu (1888)

Voyons donc quelle était la situation de l'aleu en Angleterre, en Allemagne, en Italie, en Espagne ; nous compléterons ce coup d'oeil sur le droit international, par un rapide aperçu de l'alodialité chez les autres nations.
L'Angleterre est, comme on le sait, le pays féodal par excellence, la propriété foncière de la Grande Bretagne est, et a toujours été régie par les principes féodaux. Les statuts de Guillaume le Conquérant, confirmant les résolutions prises par la noblesse à Salisbury, soumettaient tous les hommes libres à la foi, à l'hommage et à des services pour leurs fiefs et tenures.
Source : Gallica

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