Amédée Bonde, Éléments d'histoire du droit français… (1891)
“ Commise.— La violation des devoirs incombant au vassal envers son suzerain entraînait contre lui des mesures plus ou moins énergiques, suivant la gravité de l'offense. S'il avait commis un crime, il encourait la commise c'est-à-dire la confiscation ou perte de son fief. La commise avait lieu pour désaveu, quand le vassal déclarait qu'il tenait le fief d'un autre que de son seigneur; elle résultait aussi de la félonie qui comprenait toute injure atroce, la trahison, l'ingratitude envers le suzerain (1) . De son côté, le suzerain perd sa suzeraineté s'il agit déloyalement envers son homme. ”
