Émile Deschanel

Émile Deschanel

Résumé

Portrait de Émile Deschanel Émile Deschanel Le peuple et la bourgeoisie (1881)

Sire, dit-il, chassez loin de vous ces détestables flatteurs, peste de vos États, corrupteurs de votre esprit et de votre âme; n'en laissez pas un seul auprès de vous. Votre peuple est le véritable maître des biens qu'il possède : on ne peut les lui enlever, en tout ni en partie, s'il n'y consent. Vivant sous une monarchie légitime, il est libre et non point esclave. Soyez le père et non le tyran de votre peuple. Épuisé par d'iniques impôts, il paye plus qu'il ne peut; il tire de sa pauvreté et de sa souffrance jusqu'à son nécessaire pour vous le donner et vous le remettre.
Source : Gallica

Portrait de Émile Deschanel Émile Deschanel Le peuple et la bourgeoisie (1881)

Quoi qu'il en soit, presque toujours, à dater du XIIIe siècle, bourgeois et gens de métiers ne sont qu'un. Le corps de métier consacre et sauvegarde les intérêts et les droits du travail : intérêts et droits particuliers, non généraux, qui tenaient non de la liberté et de l'égalité, mais du privilège et des égoïsmes entre-croisés. Le moyen-âge ne concevait pas le travail comme une faculté naturelle et personnelle, mais comme un privilège collectif.
Source : Gallica

Portrait de Émile Deschanel Émile Deschanel Le peuple et la bourgeoisie (1881)

Et maintenant quelle est la puissance, en France, qui a le droit de régler la moindre des affaires quand le roi est incapable de gouverner? Évidemment cette charge ne retourne ni au prince ni à un Conseil des princes, mais au Peuple, donateur du pouvoir. Ainsi, vous, députés des trois Etats, vous êtes les dépositaires de la volonté de tous. Dès lors, pourquoi craignez-vous d'organiser le gouvernement? Rien n'a force sans votre sanction. Vous êtes ici pour dire et pour conseiller librement ce que, par l'inspiration de Dieu et de votre conscience, vous croirez utile au pays.
Source : Gallica

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