Émile Deschanel,
Le peuple et la bourgeoisie
(1881)
“ Sire, dit-il, chassez loin de vous ces détestables flatteurs, peste de vos États, corrupteurs de votre esprit et de votre âme; n'en laissez pas un seul auprès de vous. Votre peuple est le véritable maître des biens qu'il possède : on ne peut les lui enlever, en tout ni en partie, s'il n'y consent. Vivant sous une monarchie légitime, il est libre et non point esclave. Soyez le père et non le tyran de votre peuple. Épuisé par d'iniques impôts, il paye plus qu'il ne peut; il tire de sa pauvreté et de sa souffrance jusqu'à son nécessaire pour vous le donner et vous le remettre. ”
