Taille (impôt)

Définition et enjeux

Georges Privat-Deschanel,  Les impôts en France : traité technique… (1911)

“ La taille est ainsi un impôt territorial dans quelques provinces du midi de la France ; ailleurs elle est un impôt sur le revenu. Mais, comme le mode d'assiette de cet impôt n'a fait l'objet d'aucune règle précise, comme les facultés des contribuables sont appréciées par les asséeurs, sorte de répartiteurs, sans qu'ils aient le pouvoir de rassembler les éléments d'information suffisants, la répartition de la taille personnelle ou mixte est purement arbitraire. ”
Source : Gallica

Joseph Calmette,  Le réveil capétien (1948)

“ Pour finir, constatons que la taille, impôt direct classique du Moyen Age, résume toutes les levées de deniers que pratiquait auparavant l'État carolingien. D'un montant fixe dans le cas de l'homme libre, cet impôt, au contraire, est théoriquement arbitraire dans le cas du serf : c'est pourquoi cette dernière taille, la servile, est dite « à merci » (ad misericordiam domini) . La levée de la taille s'ajoute aux redevances que doit le paysan en tant que cultivateur de la terre d'autrui et qui vont au seigneur à raison de sa qualité de propriétaire dans son domaine primitif. ”
Source : Gallica

Rodolphe Dareste de La Chavanne,  La Justice administrative en France… (1897)

“ Le principal impôt direct sous l'ancienne monarchie était la taille3. Dans le principe, la taille était un véritable impôt sur le revenu. Elle frappait tous les chefs de famille, même ceux qui ne possédaient aucun immeuble. Chaque taillable payait sa quote-part de l'impôt à raison de ses facultés présumées, c'est-à-dire non seulement à raison du revenu qu'il pouvait tirer de ses capitaux, mais encore à raison des profits que pouvaient lui procurer son travail et son industrie. Mais la valeur des immeubles devint bientôt la principale base de la répartition. ”
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature