L. Paul-Dubois

Élements biographiques

L. Paul-Dubois,  Revue des Deux Mondes

“ Nous sommes la chair de sa chair et les os de ses os ; c’est sa Bible que nous lisons, ce sont ses psaumes que nous chantons, c’est son sang qui coule dans nos veines. Depuis des siècles, nous avons été ses champions en Irlande ; aujourd’hui, nous sommes encore ici l’élément de progrès, de culture, nous représentons le drapeau et l’Empire, nous incarnons le loyalisme au cœur de l’Ile Rebelle. C’est nous qui avons vaincu le home rule, c’est de nous que dépend l’avenir de l’Union : comme les loyalistes de l’Afrique du Sud, nous avons droit à la reconnaissance et à l’appui de l’Angleterre. ”
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L. Paul-Dubois,  Revue des Deux Mondes

“ Le landlord est exigeant, la famine toujours menaçante, et, tout le long de l’année, l’homme n’a devant les yeux que la nature ingrate, l’angoisse du silence et de la solitude. Autrefois, contre cette angoisse, le paysan d’Irlande avait une consolation, un alibi, c’était sa vie intérieure, son goût poétique et ses traditions de culture, c’étaient les vieux volumes irlandais lus à haute voix et les vieux chants, les contes que l’on se transmettait oralement, de père en fils, du berceau à la tombe, comme de saintes reliques. ”
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L. Paul-Dubois,  G. J. Holyoake et la coopération en Angleterre

“ C’est, dit-on, la concurrence qui fait le profit. Eh non ! c’est le risque qui le fait, et qui le légitime, c’est le risque qui fait et qui fera toujours que le capital ne se prêtera qu’à bon escient, à un taux d’intérêt justement proportionnel au risque. Pertes et profits, ces deux contre-parties du risque, en sont inséparables, indestructibles comme lui : l’utopie est de penser que parce que, dans la coopération, les consommateurs associés se réservent a eux-mêmes le « surplus, » ils ont supprimé le risque et supprimé le profit. Ont-ils d’autre part aboli la concurrence ? ”
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