L. Paul-Dubois

Résumé

L. Paul-Dubois Revue des Deux Mondes

Nous sommes la chair de sa chair et les os de ses os ; c’est sa Bible que nous lisons, ce sont ses psaumes que nous chantons, c’est son sang qui coule dans nos veines. Depuis des siècles, nous avons été ses champions en Irlande ; aujourd’hui, nous sommes encore ici l’élément de progrès, de culture, nous représentons le drapeau et l’Empire, nous incarnons le loyalisme au cœur de l’Ile Rebelle. C’est nous qui avons vaincu le home rule, c’est de nous que dépend l’avenir de l’Union : comme les loyalistes de l’Afrique du Sud, nous avons droit à la reconnaissance et à l’appui de l’Angleterre.
Source : Wikisource

L. Paul-Dubois Revue des Deux Mondes

S’il y a une vérité évidente, c’est que la source de l’impôt n’est autre que la puissance productive du pays. Directement ou indirectement, c’est le revenu national, — profits et rente, intérêts et salaires, — qui paie l’impôt, et si l’impôt vient un jour à prendre sur le capital, c’est un appauvrissement d’autant pour la nation. Comment un revenu national stationnaire supporterait-il un impôt double ou triple ? L’impôt accru ne sera normalement payé que pur un revenu net accru, par une production supérieure et une épargne majorée.
Source : Wikisource

L. Paul-Dubois Revue des Deux Mondes

Le landlord est exigeant, la famine toujours menaçante, et, tout le long de l’année, l’homme n’a devant les yeux que la nature ingrate, l’angoisse du silence et de la solitude. Autrefois, contre cette angoisse, le paysan d’Irlande avait une consolation, un alibi, c’était sa vie intérieure, son goût poétique et ses traditions de culture, c’étaient les vieux volumes irlandais lus à haute voix et les vieux chants, les contes que l’on se transmettait oralement, de père en fils, du berceau à la tombe, comme de saintes reliques.
Source : Wikisource

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature